Pas plus tard que ce matin, j’ai vu un vieux de 80 ans conduire son camion sur le marché pour vendre ses produits afin de tenter de gagner quelques sous pour améliorer sa retraite de misère.
Le capitalisme, c’est bien pour les riches... tant qu’ils ne tombent pas victime de la loi du plus fort.
J’ouvre les yeux. Autour de moi, je ne vois que misère dans ma campagne du Morvan. Des commerçants qui travaillent dur pour gagner bien moins qu’un SMIG.
Je ne parle pas de ma vie qui a été passé à la machine à détruire de notre nouvelle société. parce que j’ai plus de 50 ans.
Le capitalisme, c’est l’homme outil pour le bien être et les caprices de quelques maitres du monde. Le capitalisme est un jeu de riches.
Combien de victimes ? combien de morts ? combien de suicides ? de maladies et de souffrances ?
Les crimes du capitalisme sont comme une fatalité dont les riches se lavent les mains. Ils ne sont jamais coupables dans un système qui les protègent.
Quand on est pour la vie, on est anti-capitaliste même si l’on ne s’appelle pas Besançenot.
js
Lormes (Nièvre)
et tous ces gens qui survivent dans les campagnes sans espoir de retravailler... même sans la crise, c’est toujours la crise chez nous.
J’ai conscience que nous autres dans les campagnes, nous coûtons fort cher à la société et pourtant nous sommes dans la misère matérielle et l’indigence sociale.
Pourquoi maintenir dans ces villages (c’est mon cas) des gens qui seraient mieux en ville à partager leur compétences dans un travail utile ?
Pourquoi maintient-on volontairement des gens enfermés dans les campagnes qui meurent à grand frais pour la société ?
Pourquoi nos gourvernants ne voient pas ce qui va arriver dans 1 an, dans 6 mois, dans 8 jours ?
Pourquoi n’utilisent-on pas l’intelligence qui existe en France plutôt que favoriser les forces égoïstes de l’argent et du profit personnel ?
Job,
enfermé à Lormes (Morvan)
J’aurais tout fait pour ne pas mourir... çà va mal, je suis déjà tombé malade, bien tôt cette année...
Je vais voir le médecin cet après midi pour avoir des antibiotiques.
J’étais allé lundi à la coopérative pour une réunion à Dijon et j’ai du attraper çà sur la route.
De plus, ma vieille 309 de 1988 a perdu son pot d’échapement... encore des frais en perspective.
Hier soir, il pleuvait à torrent et j’entendais un bruit anormal dans le couloir.
Je suis allé voir. Çà m’a semblé être la pluie contre la porte métallique de l’entrée.
Un peu plus tard, en entrant dans la chambre, je me suis rendu compte que le plancher était inondé.
C’était l’eau qui tombait du grenier par le toit percé. Les gamelles n’y suffisaient plus.
Heureusement, le lit n’avait rien. Çà a plu juste à côté.
Vous voyez, c’est pour des choses comme çà que je veux rentrer chez moi... je ne supporte plus cette solitude et ces mauvaises nouvelles qui me poussent toujours un peu plus vers la seule porte de sortie possible... pas celle de la vie... pas celle de mes souvenirs.
La campagne, c’est malheureusement pour moi le sas de la fin.
js
ce dernier message est une réponse à P@py, il se retrouve mal placé... mauvais clic ? js
Cette vie là, je ne l’aurai pas choisie...
je la comprends pour ceux qui renoncent à certains côtés de la vie moderne...
mais mon amour de la nature n’exclue pas le progrès, le confort, l’indépendance économique...
J’ai l’esprit pionnier ou du moins, créatif, dynamique... j’aime bien l’aventure mais pas les catastrophes... pas la misère fabriquée.
Je soutiens l’esprit d’échange et les solidarités, mais, là où je vis, il n’y a pas de solidarité (ou bien j’en suis exclus)... mes solidarités sont là où sont mes racines, mon histoire, mes copains d’enfance, ceux avec qui j’ai partagé des réussites...
Je n’ai pas fuis la ville en allant à la campagne... je voulais une autre page dans ma vie et j’ai trouvé une cassure, un emprisonnement dans la solitude.
Ma personnalité, mes aspirations ne peuvent attendre la fin de ma vie pour bénéficier de certains progrès et là où je suis venu, le maire s’occupait du développement de l’internet dans les zones rurales... il y avait du dynamisme et j’entrevoyais la possibilité d’y participer...
Et puis, tout s’est refermé sur moi... incendie, blessures, perte du travail, isolement et tout ce qui coupe du monde et de la société.
La misère n’est pas mon idéal de vie et encore moins quand elle est fabriquée par des gens qui en vivent.
Je ne veux pas me battre pour survivre mais pour progresser... pas mettre ma vie en danger mais augmenter mon plaisir de vivre dans la sérénité de la nature gérée socialement et économiquement.
Il y a des risques pour la santé à cet isolement et un coût élevé pour les villes qui, de fait, financent les campagnes sans revenus économiques.
Je n’ai pas choisi le sacrifice inéluctable et définitif de ma vie et de le comprendre qu’au moment où il est trop tard...
ces risques là, en France, ne devraient pas exister... imaginez les gens des campagnes qui sont nés dans la misère et qui n’en sont jamais sortis... là est l’injustice...
je n’ai pas choisi d’être parmi eux mais je les défends.
js
Mon <vous> s’adresse à l’ensemble des visiteurs.
Pas de problème pour se tutoyer. Nous avons sans doute une certaine proximité dans l’esprit d’entreprise (les diplômes en moins pour ma part). J’ai 60 ans dans 2 mois.
Tout ce que j’étais devenu avant d’arriver à Lormes, je le dois à des amis qui m’ont aidés parce qu’ils m’ont fait confiance... car sur le fond, je suis de milieu modeste... je viens de "la rue".
C’est cet isolement dans ce milieu rural d’aujourd’hui, sans ami, qui ne se préoccupe pas fondamentalement de l’autre voire qui en profite qui m’a fait tout perdre... et c’est contre cela que je me révolte.
Je ne voyais pas la campagne comme un isolement et un appauvrissement... car, à mon arrivée, par la présence d’un maire puissant (Christian Paul), il y avait beaucoup d’animations, des gens ouverts, des soutiens et des liens sociaux... je me sentais entouré... sinon, je n’aurais pas tenté l’aventure.
Je n’imaginais pas non plus le retour en arrière impossible... je comptais rentrer sur la région parisienne plus tard pour une fin de vie dans la "commodité".
Si un jour tu as l’occasion de passer par Lormes, c’est bien volontiers que je t’ouvrirai ma porte pour que tu vois par toi-même ce qu’il en est réellement.
Une promenade dans les rues aux volets fermés, aux maisons à vendre, aux façades délabrées permet de comprendre la déprime actuelle (qui n’est pas la mienne).
Le travail serait la seule respiration sur le monde extérieur à la Nièvre... j’ai eu de nombreuses initiatives pour participer à la vie locale... mais je n’ai rien à y apporter car ils ne veulent pas de moi. Je bouge trop de choses, je suis trop "progressiste" avec mon informatique et mon internet... mes idées de développement touristiques et économiques.
Depuis cette année, je suis membre d’une Coopérative d’Activités et d’Emploi à Dijon. Cà évite les risques d’une entreprise là où le chiffre d’affaire est incertain et où l’on ne couvre même pas ses charges fixes. Pourtant, dans la pratique professionnelle, j’ai d’excellents résultats.
Mes vrais clients se situeraient en Côte d’Or ou sur Paris... là où il y a besoin de résultats et de compétences... mais çà fait beaucoup de déplacements qui ont un coût en temps et en argent... et j’ai 60 ans, malgré tout, l’âge de la retraite... ce qui veut dire que je ne peux plus refaire ma vie... mais seulement travailler quelques années.
Jamais je ne retrouverai ma vie passée.
Je veux expliquer cela comme une sorte de testament à ceux qui croient que la campagne est un eldorado... c’est juste bon à ceux qui se contentent d’une vie minimaliste sans argent ni projets de confort, de culture, de relations sociales enrichissantes... à moins, comme toi, de ne pas dépendre de la région pour sa subsistance.
Je n’ai jamais vu un citadin réussir dans la Nièvre... cela existe peut-être, mais je n’en connais pas.
js
PS : le bénévolat que l’on me propose ne fait qu’occuper les gens actifs dans le cercle de la misère mais pas à leur ouvrir des portes pour en sortir. Je suis certes apprécié quand on ne me paye pas... mais reconnaître ma valeur, c’est me donner un salaire, c’est me rendre ma liberté et ma dignité. Ensuite, seulement, je pourrai faire du bénévolat si j’en ai le temps et l’envie.
Bonjour,
Depuis 8 ans sur 10 années dans le Morvan, je cherche à rentrer chez moi, en région parisienne.
Je ne suis pas du tout fait pour cette vie de solitude sans travail en se privant de tout. Une vie où tout, vraiment tout est compliqué.
Vous le précisez vous-mêmes, pour une partie... mais vous trouvez çà bien, cette dureté, cet enfermement..
Jusqu’au jour où votre santé sera détruite, où vous n’aurez plus la force de faire face, où vous prendrez conscience des dégats de cette longue chute... et là, quand il sera peut être trop tard, certains d’entre vous se poseront cette question "pourquoi suis-je venu là ?".
Et la réponse et dans ce même forum... je suis venu en grande partie parce que les forums, les télés, les magazines me vantent sans cesse les bénéfices de la campagne... alors que les gens des campagnes rejoignent les villes (paradoxal, n’est-il pas ?).
Je voudrais, qu’en pareil cas, le retour soit possible. Mais pas un retour les poches vides, sans rien alors qu’on est venu heureux, avec la vie facile. On ne peut pas faire vivre les campagnes à n’importe quel prix, avec l’argent des villes, avec les vies de ceux qui n’y sont pas nés.
Tous ces services sociaux coûtent une fortune au pays... ces ramassages scolaires, ces transports de 2 ou 3 personnes en taxi, au prix fort sont autant de gabegies. Je n’ai pas demandé à être au RMI, je n’ai pas demandé à n’avoir pour seul travail que le bénévolat. C’est à la fois une perte de compétences, d’énergies pour le pays et une condamnation des vies.
Cette misère est trop chère pour moi... rendez-moi mon béton.
js
Bonjour,
Tout est finalement dans le titre : "Se mettre au... vert, pour une vie en... rose ?"
Là vie n’est jamais vraiment rose nulle part... mais elle peut être beaucoup plus galère à certains endroits qu’à d’autres.
Ce titre montre bien la bonne volonté de positiver (une forme de "décompression de la ville") quand on arrive dans ces lieux isolés malgré une certaine perception des problèmes que vous exprimez.
- Vous montrez bien que beaucoup de ruraux sont obligés économiquement de partir en ville pour vivre même s’ils sont plus "tranquilles" dans leur région.
Vous arrivez à la campagne dans de bonnes prédispositions puisque vous avez de l’argent à y dépenser et pas de travail à y trouver. C’est l’idéal pour les campagnes.
Vous avez la chance en plus, de ne pas être vraiment isolé en plein milieu du Morvan à 1 heure de la ville par les petites routes sinueuses.
Vous avez certes de la famille qui vient vous voir... mais qu’en sera-t-il de vos amis, de vos liens sociaux au bout de 10 ans ?
L’internet ne remplacera jamais les liens sociaux dans l’amité comme dans le travail... et dans les campagnes, on a vite fait le tour des sujets de conversation... le choix des amis de votre niveau social y est limité car il n’y a pas que le "télétravail" dans la vie.
C’est vrai que l’on pourrait délocaliser les emplois vers les campagnes de France plutôt qu’en Inde ou en Afrique... çà coûterait guère plus cher vu les salaires dans les campagnes et sans prime de transport.
Le commun des mortels à la campagne, quand il travaille, gagne plutôt moins de 1200 euros par mois d’oû il faut retirer au moins 300 euros pour les déplacements... et quand on est en couple, il faut deux voitures... comme vous le dites. Vous notez bien aussi, une certaine flambée des prix dans les campagnes avec... la qualité en moins.
Même les commerçants ne font plus de tournées pour alimenter les villages. Il faut se déplacer à la ville (jusqu’à 150 km du Morvan pour une ville un peu commerciale)... sauf bien sûr pour les commerces de première nécessité. Qu’en est-il aussi pour trouver un artisan compétent et disponible qui devrait être un atout dans les campagnes ?... Comme vous le dites, ils ne viennent pas non plus très rapidement... voir jamais... mais ils disent toujours "oui". Le travail au black est finalement la seule solution palliative.
On découvre aussi rapidement le poids d’avoir une grande maison et un terrain... il y a toujours quelque chose à faire, c’est cher et épuisant quand on est retraité. Ce n’est jamais des vacances, en tout cas.
On peut toujours rêver à la voiture électrique mais ne n’est ni simple ni rentable, dans le Morvan, en plus.
On comprend vite que cette région, c’est moins de choses mais plus de dépenses. Quand à la culture et aux spectacles... ils sont... dans les champs... ou à la télé... ou sur l’écran d’ordinateur... un plaisir virtuel ou distant, en quelque sorte.
Vous avez aussi raison sur les chambres d’hôtes sont une excellente façon de découvrir le Morvan sans s’y enfermer... d’autant plus qu’elles ne trouvent pas toujours de clients même en juillet et août.
Vous percevez les problèmes, mais vous n’avez pas encore pris conscience de leur portée sur votre vie... et de son coût, pour certains.
Nous n’avons même pas abordé les problèmes de santé, la distance et les délais pour trouver un médecin compétent.
Encore une chance dans votre cas... vous pourrez faire le voyage à l’envers, le jour où...
J’ai bien aimé votre article pour son objectivité... même si vous ne subissez pas les invénients que vous signalez.
js
Chère Plume,
Vous habitez la campagne, j’espère que vous y vivez dignement dans une maison bien chauffée en hiver et que vous n’avez pas de problèmes de santé.
Je ne suis ni contre les habitants, ni contre l’administration locale.
Je suis contre une mentalité destructrice d’un autre siècle qui fait que des citadins viennent se briser dans les villages.
De ce que vous appelez "allégations", je peux en apporter les preuves.
Je ne suis pas négatif dans mes propos, je défend ma survie pour quelques années alors que ma santé est en grave péril. Je vois des gens mourir de cancers, se suicider ou vivre dans la misère.
J’aurais voulu apporter mon savoir, mon énergie et la mise en marche des jeunes avec des idées nouvelles.
J’ai su le faire en ville.... on m’y a fait confiance, des gens de toutes opinions m’y ont fait confiance.
Le problème des campagnes, c’est que si l’on vient y bousiller sa vie, on ne peut en repartir sans aide extérieure et la vie est finie (j’ai 60 ans).
C’est triste que vous n’ayez pas compris le sens de mes propos.
Sachez que si l’on m’avait fait confiance et "protégé", j’aurais apporté beaucoup à la Nièvre.
J’encourage tous les responsables locaux à soutenir indéfectiblement les intelligences citadines afin qu’ils apportent des solutions différentes des votres pour développer l’économie locale... et tout le reste suivra.
On ne fait rien sans les autres... sinon, le monde change sans vous.
Si vos idées ne marchent pas, essayez celles des autres... ne tuez pas les chances qui se présentent.
Pour moi, c’est fini, je veux sauver ce qui peut l’être de ma vie,
js
A Fabien, à tous les pauvres du monde rural, à tous...
Encore un mort par pendaison hier dans la soirée.
J’ai passé la veille samedi soir en sa compagnie pour fêter un anniversaire en groupe. Il semblait bien moralement mais mardi dernier, il avait voulu nous accompagner aux restaurants du Coeur contrairement à son habitude.
Tous ces problèmes que je côtoie par la force des choses me font ressentir la nécessité d’une autre approche.
Malheureusement, depuis que je suis à Lormes, mes seuls "amis" sont des pauvres et je me retrouve parmi eux.
Je n’arrive pas à m’y faire et je perçois toutes les anomalies de cette société pour les prendre de plein fouet même si je tiens le coup mentalement (ce n’est pas le cas physiquement).
C’est la société qui fabrique la misère alors qu’elle pourrait l’éviter à moindre coût !
C’est toute l’absurdité d’attendre les catastrophes pour agir... comme m’écrivent les impôts : "on aide les indigents"... ce qui signifie que tant qu’on a encore quelque chose on continue à vous prendre plus que vous ne recevez !... c’est ainsi que l’on fabrique la misère.
La France a besoin d’intelligence. D’une compréhénsion par la proximité. D’écouter ceux qui sont immergés dans la misère et qui peuvent encore parler... ceux qui savent agir avec les autres et surtout les faire réagir.
Ma misère imposée serait presque une chance si j’arrive à m’exprimer et à toucher les gens de bonne volonté... je pense que tu es de ceux là, Fabien.
Il est temps de fixer un principe : Interdire la misère et d’agir au milieu des gens. Ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs qu’il ne faut pas chercher à progresser par les bons moyens.
Quand on veut changer les choses on peut... juste, il faut savoir quoi changer. Et çà, on ne peut le comprendre qu’en étant avec les gens (eux, savent, au fond d’eux mêmes) sinon, on fait de l’articiel, on est à côté de la plaque. Les bonnes intentions ne suffisent pas et coûtent cher quand elles ne sont pas adoptées par les gens parce qu’ils les comprennent comme une solution à leurs problèmes.
Si les soeurs de Lormes ont leur place près des gens elles ne remplacent pas l’action publique car en 2008 c’est la justice sociale et pas la charité qui doit nous redonner notre dignité.
Je pense qu’il serait bien que tu participes à une réunion des restaurants du Coeur ou du Discut’Café pour chercher avec les gens les vraies solutions. Je te suggère de venir en tant que Fabien... c’est à dire en tant que personne pour être perçu comme quelqu’un parmi le groupe (difficile, mais çà vaut peut être le coup d’essayer).
js
Il est 2 h 55 du matin et j’ai relu tous les posts (qui ont malheureusement été en grande partie modifiés, mais l’essentiel subsiste).
Tu es Maire de Lormes et Conseiller Général. Trop de gens t’appelle "oui-oui"... mais ce n’est pas mon cas. Pour moi tu es Fabien et naturellement humain dans tes analyses... tu me l’as dit "ce sont des tueurs !".
La psychologue m’a aussi dit que j’étais "tombé dans un piège"... que j’étais "un citadin" (c’est un peu vrai dans le contexte de la France où l’on exclut des campagnes le progrès et le confort)... j’ai sillonné l’Europe où ce n’est pas partout le cas.
Des villages où arrivent aussi le progrès et le confort, la culture et les vrais liens sociaux (pas l’assistance) me conviendraient tout à fait.
Je n’avais jamais aimé ces villages de France laissé à l’abandon jusqu’au jour où j’ai cru dans l’espoir de vivre une page de ma vie aux côtés de gens qui agissent collectivement et créent par leurs motivations leurs réussites économiques et sociales. Et puis tout est tombé, je n’ai pas été défendu comme je l’étais à Paris sur les points où je suis nuls... comme me battre contre les autres et le système. C’est ainsi que je me suis retrouvé piégé et détruit.
"un homme dévoré par ses chats", dis-tu... moi, j’ai aussi eu le témoignage qu’une femme avaient été trouvée morte, pas loin de Lormes, dans un hameau isolé et en partie dévorée par ses chiens... il y a quelques mois.
C’est çà aussi, les drames de la solitude, de l’isolement et de la destruction économique et sociale du pays en zone rurale. Les impôts me disent que pour être aidé, il faut être indigent.... et donc, tant que j’aurai quatre sous, je continuerai à être ruiné par ce système dans lequel j’ai travaillé et servi au dépend de ma vie personnelle et familiale.
J’ai donné et à 60 ans, on me reprend les quelques économies qui auraient dues me permettre une fin de vie sereine et heureuse dans le souvenir de mon passé actif. C’est révoltant. A croire que j’aurais du vivre pour moi... en égoïste... et c’est çà ma faiblesse principale... de croire en les autres.
A Paris, j’étais défendu au nom du fait qu’on me considérait comme "méritant" (?)... disons, qu’on m’aimait bien et que je me décarcassais pour les autres (j’y trouvais mon bonheur.. donc, pas "méritant"). Mais j’ai toujours eu besoin des autres. autant que je leur ai donné en retour.
Je ne suis pas venu à Lormes pour profiter mais pour participer à une petite communauté dans la nature... (çà, c’est idéaliste... et réalisable en partie... car je l’ai vu... dans d’autres pays).
Maintenant, détruit comme je le suis, je n’ai plus la même efficacité (avec ma vis dans la jambe et mes maux de tête). Cà ne m’empêche pas de penser et de prendre conscience des réalités.
Je ne te reproche pas ton catalogue de projets... qui ne se réaliseront pas en grande partie... car il manquera toujours une chose : "mettre les gens en marche". Et c’est là où j’étais bon... aussi bien avec les jeunes de Villiers le Bel que mes équipes d’animations à Créteil où j’avais créé à partir de rien une association de tourisme vers l’Europe et bien d’autres activité auparavant... toujours au milieu des gens à les faire participer.
C’est çà ce qu’un politique ne peut pas faire car il est dans un autre monde.
C’était ma place à moi.. celle qui me correspondait : les copains, la dignité, la réussite... Lormes est mon échec parce que je me suis retrouvé seul et appauvri... donc, détruit socialement. On ma volé ma vie... mon identité et donc, mon bonheur.
Qu’est-ce que je fais là ? dans cet état ?
Le devoir d’une société n’est pas de pousser les gens à s’auto détruire par la compétition mais de les rendre solidaires et de les soutenir. De protéger aussi ceux qui dynamisent les autres par leurs projets et leurs engagements personnels.
Mon capital ?... le prix d’une vie de travail pour acquérir mon appartement et un peu de sécurité pour ne pas vivre dans l’angoisse tout en s’offrant quelques voyages au moment de sa retraite ?... tout cela à en grande partie disparu... qui fait que le retour en arrière est impossible... d’autres ont su en profiter. Certains appelaient odieusement cela un "pactole"... c’est vrai que dans cette société, un peu de prévoyance individuelle est considérée comme une richesse honteuse dont il faut vous dépouiller... pendant que d’autres dorment tranquilles.
Ainsi, je ne bénéficierais jamais de mon travail... qui devait m’assurer une retraite et une fin de vie sans stress.
C’est déguelasse... la France me fait honte car elle ruine plus facilement les gens comme moi que ceux qui ont accumulé des fortunes sur le dos des plus faîbles.
C’est çà le modèle que l’on montre aux jeunes ?... Alors, vive la jeunesse qui se révolte.
Ma retraite sera triste et courte car la maladie me ronge (tension, colestérol, asthme, problèmes cardiaques, douleurs bizarres...), je n’atais jamais malade auparavant. Vive la France.
Je vais essayer de durer... c’est maintenant mon seul projet... puisque le retour à une vie normale est impossible.
Que mon témoignage serve aux autres... qu’ils apprennent à se défendre puisque personne les défendra.
S’il n’y avait que des gens comme toi, Fabien, on pourrait parler... mais ceux qui m’ont fait cela ne parlent pas, eux, ils calomnient.
Je souhaite que ceux qui ont une belle image de ce que nous avons vécu ensemble la garde en ignorant la misère de ma fin de vie et mes appels au secours comme ma mère les a ignorés.
4 h 17 du matin : les RMIstes se couchent tard !
js
au webmaster : pb avec l’éditeur et les sauts de lignes
Hello Fabien,
_ Tu fais parti des gens ouverts de ce village... car j’en ai avalé, des couleuvres (au café)) sur les fainéants de RMIstes à la charge de la société alors que mes journées durent parfois jusqu’à plus de minuit ou commencent à 5 h comme ce matin.
_ Je ne me situe pas sur le terrain de la politique car ma vie, c’est parmi les gens... pas les foules en générale mais ceux qui me sont proches et qui se mettent à agir parce que l’on se parle et que l’on a des projets... et à Lormes, j’ai perdu tout cela...
_ La misère tue aussi le lien social... et les relations d’assisté ne sont pas du lien social mais de la dépendance.
_ Je n’aime pas la dépendance... je suis né libre.
_ Libre de décider et ma vie et d’agir...
_ Maintenant, au RMI, je suis prisonnier et blessé.
_ Je sais bien que tu ne peux pas tout faire... et je ne t’en demande pas trop.
_ Si je n’avais pas été blessé et détruit... j’aurai pu être vraiment utile à la commune et à la région... mais ils n’ont rien compris.
_ J’ai toujours mis les gens en marche à partir de rien et toute ma vie, çà m’a réussit sauf dans cette région.
_ Non, le Morvan n’est pas "en pleine mutation"... il est en train de crever parce qu’il cache une misère qui détruit les gens... des cancers qui les rongent.
Tu parles de réalisations... une énumération... un catalogue... moi, je parle de proximité, de main tendue, de solidarité inter-individuelles...
_ L’isolement et l’inconfort tue les gens.
_ Je sais que tu es de bonne volonté et que ce n’est pas facile... mais il faut faire confiance aux gens surprenants...
_ Ils apportent des idées neuves et retroussent leurs manches.
_ A chaque campagne municipale, c’est de la propagande... et moi j’avais cru que c’était vrai...
_ C’est pourquoi je me suis intallé à Lormes en 1998... seulement, je me suis retrouvé piègé et abandonné aux minimas sociaux sans espoir de travail.
_ Certes, le Tour de France est passé à Lormes... mais çà na pas changé ma vie... j’ai toujours 5 euros par jour pour m’en sortir...
_ Il aurait été possible 100 fois depuis 1998 d’utiliser mes compétences contre un revenu décent...
_ Je ne parle pas d’un travail pour "cas sociaux"... je parle d’un emploi rentable qui rapporte à la région... et çà, je sais faire.
_ Cette région ne me fais pas confiance...
_ Or, c’est la solidarité qui m’intéresse... la confiance... l’action parmi les gens... sinon, je ne serais pas venu à Lormes.
_ Que puis-je faire, maintenant, avec toutes mes blessures ?... attendre de mourir ?
_ Je ne serais pas silencieux.
_ Je vis dans le froid, menacé par l’EDF, par les impots, harcelé de toutes parts... cette guerre au pauvre est un crime.
_ js
Hello Fabien,
Tu fais parti des gens ouverts de ce village... car j’en ai avalé, des couleuvres (au café)) sur les fainéants de RMIstes à la charge de la société alors que mes journées durent parfois jusqu’à plus de minuit ou commencent à 5 h comme ce matin.
Je ne me situe pas sur le terrain de la politique car ma vie, c’est parmi les gens... pas les foules en générale mais ceux qui me sont proches et qui se mettent à agir parce que l’on se parle et que l’on a des projets... et à Lormes, j’ai perdu tout cela...
La misère tue aussi le lien social... et les relations d’assisté ne sont pas du lien social mais de la dépendance.
Je n’aime pas la dépendance... je suis né libre.
Libre de décider et ma vie et d’agir...
Maintenant, au RMI, je suis prisonnier et blessé.
Je sais bien que tu ne peux pas tout faire... et je ne t’en demande pas trop.
Si je n’avais pas été blessé et détruit... j’aurai pu être vraiment utile à la commune et à la région... mais ils n’ont rien compris.
J’ai toujours mis les gens en marche à partir de rien et toute ma vie, çà m’a réussit sauf dans cette région.
Non, le Morvan n’est pas "en pleine mutation"... il est en train de crever parce qu’il cache une misère qui détruit les gens... des cancers qui les rongent.
Tu parles de réalisations... une énumération... un catalogue... moi, je parle de proximité, de main tendue, de solidarité inter-individuelles...
L’isolement et l’inconfort tue les gens.
Je sais que tu es de bonne volonté et que ce n’est pas facile... mais il faut faire confiance aux gens surprenants...
Ils apportent des idées neuves et retroussent leurs manches.
A chaque campagne municipale, c’est de la propagande... et moi j’avais cru que c’était vrai...
C’est pourquoi je me suis intallé à Lormes en 1998... seulement, je me suis retrouvé piègé et abandonné aux minimas sociaux sans espoir de travail.
Certes, le Tour de France est passé à Lormes... mais çà na pas changé ma vie... j’ai toujours 5 euros par jour pour m’en sortir...
Il aurait été possible 100 fois depuis 1998 d’utiliser mes compétences contre un revenu décent...
Je ne parle pas d’un travail pour "cas sociaux"... je parle d’un emploi rentable qui rapporte à la région... et çà, je sais faire.
Cette région ne me fais pas confiance...
Or, c’est la solidarité qui m’intéresse... la confiance... l’action parmi les gens... sinon, je ne serais pas venu à Lormes.
Que puis-je faire, maintenant, avec toutes mes blessures ?... attendre de mourir ?
Je ne serais pas silencieux.
Je vis dans le froid, menacé par l’EDF, par les impots, harcelé de toutes parts... cette guerre au pauvre est un crime.
js
merci Sophie, je vous ai envoyé un mail privé.
C’est bien du bruit qu’il faut faire pour se faire entendre, pour obtenir un peu de justice... mais il faut être résistant pour cela.
Il faut avoir la force et la volonté de réagir pour voir jusqu’à quel point l’imposture démocratique peut accepter ce qu’elle nous fait croire.
Pendant ce temps, dans la Nièvre, hier, j’ai appris qu’un jeune vient de subir l’ablation d’une partie de l’intestin par erreur avec la pose d’un anus artificiel...
La santé, çà craint dans un pays où l’on ne privilégie pas la compétence mais l’argent et dans les régions abandonnées comme la Nièvre.
La Nièvre est une véritable jungle sur laquelle les médias devraient allumer quelques projecteurs... mais la Nièvre est une réserve qui cache beaucoup de misères et d’anomalies de cette société des intérêts individuels.
Si un forum permet d’obtenir des résultats, de l’action... çà serait formidable parce que je croiyais n’arriver qu’à une prise de conscience et à recevoir occasionnellement de stupides réflexions.
Il faut agir... pour ne pas le regretter demain.
js
La misère est possible
tant qu’on ne fait rien
J’espère peu des forums sur internet si ce n’est d’informer pour que d’autres ne tombent pas dans le même piège.
Le meilleur est la compassion, le pire le sarcasme.
La misère des autres est rarement comprise tant qu’on n’est pas dedans.
Dans la Nièvre, on ne peut compter que sur soi et les solutions ultimes.
Combien auront compris que je regarde autour de moi ceux dont la condition est pire que la mienne ?
Je m’adresse essentiellement à ceux qui veulent quitter la ville... réfléchissez bien avant de couper vos racines à ce que le retour soit possible.
La campagne a bien ses avantages... mais le prix à payer est parfois démesuré quand il en vient à détruire tout ce qui fait votre vie.
La Nièvre n’est sans doute pas le cas général (je l’espère)... mais la solitude est une vulnérabilité même si la foule est une gêne, parfois.
Bon, on va mourir en silence, désolé...
js
l’individualisme est la voie des dictatures
- Attaquer les gens à coup d’idéologie, c’est se laver les mains devant l’injustice... jusqu’au jour où vous êtes vous-mêmes touchés et que vous vous retrouvez seuls... l’absence de solidarité et de résistance ouvre la voie royale à la plus belle des dictactures. Je pose une vraie question car je vois des gens souffrir et mourir trop tôt dans la Nièvre.
- ma vie, je me la suis construite moi-même entouré d’amis solidaires... jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé, par naïveté ou ignorance, dans cette région où j’ai découvert l’égoïsme et l’exclusion mais aussi des gens qui souffrent.
- Je n’ai guère de dette à l’égard de la société car dans toute ma vie, je ne suis allé que 6 ans à l’école, j’ai pris la responsabilité de mon travail et j’ai payé mes charges. Je suis né d’une famille ouvrière et j’ai progressé jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé dans la Nièvre et où tout a été détruit faute de liens sociaux.
- l’état « providence » c’est payer des impôts pour la santé, la sécurité, la formation, le développement, etc... bien sûr, ceux qui n’en veulent pas peuvent quitter la France plutôt que de la remettre en cause... sans égoïsmes, le pays marcherait mieux. J’accepte de payer des impôts quand j’en reçois la contre-partie comme c’était le cas par le passé.
- je respecte de la vie et je la défend, l’homme n’est pas une marchandise, j’aime le progrès et la planète, la solidarité et l’intelligence... c’est pourquoi je n’insulte pas les gens car je ne suis pas bon en tout, je ne connais pas tout et j’ai besoin des autres.
- si je me révolte c’est bien parce que je crois en moi (et en les autres)... mais moins en la société, moins en le système
- si je me révolte, c’est parce que je veux m’en sortir... je me bats aussi pour les autres... et pour que l’on ne nous détruise pas systèmatiquement ce que l’on construits avec peu de moyens.
Quand il n’y a plus de justice, il faut des justiciers... le monde devient un rapport de force, une jungle... où il ne fait pas bon être seul.
Le sujet de cet ariicle est « Pourquoi certaines régions son dangereuses ? »
js
On n’achève pas les victimes !
- Attaquer les gens à coup d’idéologie, c’est se laver les mains devant l’injustice... jusqu’au jour où vous êtes vous-mêmes touchés et que vous vous retrouvez seuls... l’absence de solidarité et de résistance ouvre la voie royale à la plus belle des dictactures. Je pose une vraie question car je vois des gens souffrir et mourir trop tôt dans la Nièvre.
- ma vie, je me la suis construite moi-même entouré d’amis solidaires... jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé, par naïveté ou ignorance, dans cette région où j’ai découvert l’égoïsme et l’exclusion mais aussi des gens qui souffrent.
- Je n’ai guère de dette à l’égard de la société car dans toute ma vie, je ne suis allé que 6 ans à l’école, j’ai pris la responsabilité de mon travail et j’ai payé mes charges. Je suis né d’une famille ouvrière et j’ai progressé jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé dans la Nièvre et où tout a été détruit faute de liens sociaux.
- l’état « providence » c’est payer des impôts pour la santé, la sécurité, la formation, le développement, etc... bien sûr, ceux qui n’en veulent pas peuvent quitter la France plutôt que de la remettre en cause... sans égoïsmes, le pays marcherait mieux. J’accepte de payer des impôts quand j’en reçois la contre-partie comme c’était le cas par le passé.
- je respecte de la vie et je la défend, l’homme n’est pas une marchandise, j’aime le progrès et la planète, la solidarité et l’intelligence... c’est pourquoi je n’insulte pas les gens car je ne suis pas bon en tout, je ne connais pas tout et j’ai besoin des autres.
- si je me révolte c’est bien parce que je crois en moi (et en les autres)... mais moins en la société, moins en le système
- si je me révolte, c’est parce que je veux m’en sortir... je me bats aussi pour les autres... et pour que l’on ne nous détruise pas systèmatiquement ce que l’on construits avec peu de moyens.
Quand il n’y a plus de justice, il faut des justiciers... le monde devient un rapport de force, une jungle... où il ne fait pas bon être seul.
Le sujet de cet ariicle est « Pourquoi certaines régions son dangereuses ? »
js
On n’achève pas les victimes !
- Attaquer les gens à coup d’idéologie, c’est se laver les mains devant l’injustice... jusqu’au jour où vous êtes vous-mêmes touchés et que vous vous retrouvez seuls... l’absence de solidarité et de résistance ouvre la voie royale à la plus belle des dictactures. Je pose une vraie question car je vois des gens souffrir et mourir trop tôt dans la Nièvre.
- ma vie, je me la suis construite moi-même entouré d’amis solidaires... jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé, par naïveté ou ignorance, dans cette région où j’ai découvert l’égoïsme et l’exclusion mais aussi des gens qui souffrent.
- Je n’ai guère de dette à l’égard de la société car dans toute ma vie, je ne suis allé que 6 ans à l’école, j’ai pris la responsabilité de mon travail et j’ai payé mes charges. Je suis né d’une famille ouvrière et j’ai progressé jusqu’à l’âge de 50 ans où je suis arrivé dans la Nièvre et où tout a été détruit faute de liens sociaux.
- l’état « providence » c’est payer des impôts pour la santé, la sécurité, la formation, le développement, etc... bien sûr, ceux qui n’en veulent pas peuvent quitter la France plutôt que de la remettre en cause... sans égoïsmes, le pays marcherait mieux. J’accepte de payer des impôts quand j’en reçois la contre-partie comme c’était le cas par le passé.
- je respecte de la vie et je la défend, l’homme n’est pas une marchandise, j’aime le progrès et la planète, la solidarité et l’intelligence... c’est pourquoi je n’insulte pas les gens car je ne suis pas bon en tout, je ne connais pas tout et j’ai besoin des autres.
- si je me révolte c’est bien parce que je crois en moi (et en les autres)... mais moins en la société, moins en le système
- si je me révolte, c’est parce que je veux m’en sortir... je me bats aussi pour les autres... et pour que l’on ne nous détruise pas systèmatiquement ce que l’on construits avec peu de moyens.
Quand il n’y a plus de justice, il faut des justiciers... le monde devient un rapport de force, une jungle... où il ne fait pas bon être seul.
Le sujet de cet ariicle est « Pourquoi certaines régions son dangereuses ? »
js
On n’achève pas les victimes !
Si quelqu’un m’avait dit...
Personnellement, c’est ma liberté intégrale que je veux retrouver et quitter la région... j’en ai assez vu et je veux retrouver la sécurité de la ville...
Mais le propos de cet article concerne tous ces gens qui souffrent et ne vivent pas.
C’est sûr qu’un jardin et une maison en ruine est une occupation à plein temps... mais ces gens-là aimeraient peut-être une vie plus diversifiée avec la liberté de faire leurs achats, d’avoir une médecine de prévention, d’aller au restaurant avec des amis.
Pourquoi est-on toujours malade dans ces hameaux ?... pourquoi vieillit-on si vite et meure-t-on si tôt ?
j’ai vu Michel mourir d’un cancer en quelques mois : ils l’ont laissé sans soin jusqu’aux dernières semaines, quand il était trop tard.
Je ne veux pas « aménager » la misère pour la rendre supportable. Je la refuse pour moi et pour les autres... surtout après une vie de travail et d’initiatives méritantes.
js
J’en ai assez vu de la Nièvre
pour préférer ma ville natale
Voilà un témoignage de la réalité locale.
Les grandes familles s’en sortent assez bien et ceux qui souffrent sont les isolés. Pas de travail pour eux... on les « roulent dans la farine » en leur faisant croire qu’on fait le maximum pour défendre leurs intérêts. Mais ils sont condamnés à leur état d’isolés sans ressources jusqu’à la fin de leur vie.
Evidemment, il y a aussi des belles voitures et des belles maisons pour des retraites discrêtes.
Bizarre, bizarre... la misère est « fabriquée ».
js
Si quelqu’un m’avait dit cela
avant que je vienne...
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