*L’ACETIE ou paresse spirituelle, dont Didier LOMBARD, feu PDG de France Telecom nous a gratifié en traitant le malaise social profond que traversais son groupe comme une problématique organisationnelle du niveau de responsabilité de la DRH et de la DIRCOM.
De plus certains experts statistico-psychlogues lui avaient intelligemment fait remarqué que le taux de suicides était dans la norme nationale, comprenez que pour un X-Télécom cela est mathématiquement imparable comme argument. Il a depuis largement fait amende honorable et a regretté son attitude de façon très humaine.
*L’ORGUEIL, là passez votre chemin, Tony HAYWARD, CEO de BP est champion toutes catégories, côut pour son entreprise 50 Milliards de $, pour l’instant, j’imagine les grands groupes d’assurance se gratter la tête pour couvrir le risque de voir d’autres CEO « like Tony HAYWARD » à la tête de leurs principales sociétés clientes dans l’aéronautique, le BTP ou la santé, un vrai cauchemar.
*LA GOURMANDISE, proposons pour 2010, Henri PROGLIO avec sa double casquette rémunérée et tout le psychodrame médiatico-politico industriel que cela nous a valu.
Car ces chez gens là messieurs on ne lâche rien, dommage, car on dit que l’homme est brillant, performant et « a little bit » ambitieux genre dévorant. Imaginons pour le plaisir de l’esprit que sa revendication de diriger EDF et de garder un pied dans VEOLIA fusse annoncé à titre bénévole, réveillez vous, vous êtes en France chez les élites dirigeantes qui veulent appliquer le droit de faire ce qui est dans les mœurs plutôt que le devoir de faire ce qu’il est juste de faire. De ce risque, qu’adviendra t’il de la filière la plus sanctuarisée de France ? l’avenir nous le dira vite, il n’y a qu’à suivre les affaires EPR, ITER et le traitement des déchets, en en espérant une issue propre.
*LA LUXURE, là nous sommes servi avec Mark HURD, ex PDG déchu de HP, premier groupe informatique mondial, fraichement débarqué par son Conseil pour comportement inavouable alors qu’il avait lui même proposé ce « board » il y a 3 ans sur des critères éthiques suite aux déboires du « board » précédent. Ce qui se transforme en nouveau procès en class action des actionnaires de HP qui veulent que Mark rende son golden parachute de 50 Millions$, mais et là c’est un nouveau coup dur pour les libéro capitalistes, ils veulent aussi poursuivre le « board » pour légéreté et précipitation dans sa décision de débarquer le beau Marco sans tenir compte du risque de chute du cours boursier . Et dire qu’il y a un an, HP Europe voulait réduire le salaire de ses collaborateurs car la direction avait donné l’exemple, fort heureusement en France les syndicats ont réussi à faire capoter ce projet.
*L’AVARICE, pour ce scénario imaginons que la stratégie de Google d’en dire le moins possible sur son entreprise, ses technologies qui subissent de violentes attaques de propriété intellectuelle par ORACLE et MICROSOFT, son gôut de la relation client robotisée donc barbare ; finissent par exaspérer l’internaute et que l’on passe d’un mode « Recherche sur Internet » à un mode « trouver dans le livre » à l’ancienne, comme la décroissance, juste pour 20% des internautes, on va bien se marrer sur la toile. Gageons que le « board » de Google a pris une bonne assurance contre le risque d’avarice pouvant atteindre son CEO en matière de déficit d’informations et de communication envers ses clients .
*LA COLERE, celle qui rend aveugle, comme se fut le cas de Daniel BOUTON à la tête de la SocGen, on connaît la suite, comme dit Anne ROUMANOFF, si votre découvert passe à 500€, votre conseiller client vous relance 3 fois par jour, par contre pour 5 Milliards € c’est plus difficile à voir et à suivre, « too big to track » ; donc il faut trouver le coupable en chair et en os cela ne peut pas être le logiciel, on attend la fin du feuilleton judiciaire, qui sait ?
*L’ENVIE, dévorante à en crever, ce fut peut être le cas de Léo APOTIKHER à la tête de SAP, dégommé par son conseil malgré de très bons résultats. A trop en vouloir à son concurrent ORACLE et à ses Bases de données qu’ils ne maîtrisaient pas, à trop demander en revenus de maintenance à ses clients qui finirent par en être exaspérés, à trop tirer sur la corde de la performance de ses collaborateurs avec des méthodes cassantes, on lui signifia la fin de la partie.
De ces 7 pêchés manifestes désignons un point commun : l’arrogance intellectuelle de croire que le pouvoir est synonyme de raison, celle du plus fort et que l’erreur et la faute sont inavouables.
C’est tellement vrai que l’ENS vient d’en faire une exposition sur le droit à l’erreur comme dynamique pédagogique vertueuse, ouf merci, venant de Normale sup on peut de nouveau espérer de nos futures élites.