Pourquoi je ne peux pas être candidat dans le 19e arrondissement de Paris
Vendredi 1er février 2007, les fédérations de Paris du PS et du MRC ont signé, pour les élections municipales de mars prochain, un accord politique et électoral, dans le cadre d’un nouveau contrat de mandature 2008-2014.
Cet accord prévoit en cas de victoire de la gauche dans les arrondissements concernés, l’assurance d’avoir cinq places éligibles pour le Conseil de Paris, cinq étant le minimum pour avoir un groupe.
Deux des places éligibles pour le MRC sont dans le 11e (un homme et une femme) et les trois autres dans les 12e (une femme), 14e (une femme) et 20e (une femme).
En cas de victoire dans le 5e, le MRC dispose d’un candidat en place éligible également au Conseil de Paris.
Les termes de cet accord électoral permettent au MRC de faire élire cinq conseillers d’arrondissements :
- trois conseillers d’arrondissement dans le 11e (deux femmes et un homme) ;
- une adjointe dans le 18e ;
- un ou une adjoint(e) dans le 19e ?
C’est précisément sur la situation du 19e arrondissement que je souhaite attirer votre attention.
J’ai été désigné le 28 septembre dernier par l’ensemble des militants parisiens, comme chef de file du 19e arrondissement.
A ce jour, le maire du 19e, M. Roger Madec refuse de m’accueillir sur sa liste et impose une candidate.
A mon sens, ce choix est motivé de garantir l’équilibre de sensibilités ou de courants internes au Parti socialiste.
Depuis cette récente nouvelle, je reçois un soutien important des habitants du 19e qui dépasse très largement les clivages partisans.
Nombreux sont les mails ou appels téléphoniques qui rejettent cet équilibre d’appareil interne au Parti socialiste dans une élection locale.
Beaucoup m’invite à continuer mon action politique et convaincre le maire du 19e.
Il semblerait plus judicieux de choisir un candidat issu des quartiers de l’arrondissement dont l’engagement est fondé sur un ancrage local, sur un projet, sur une connaissance précise de ce territoire et sur un soutien de la population.
Quelle serait la valeur ajoutée d’une candidate qui ne peut rassembler ces quatre atouts nécessaires qui, à mon sens, font un bon élu de proximité ?
Satisfaire ou servir l’équilibre de courants ou d’appareils ?
Voici une élection où les gens ont l’exigence d’être représentés par des élus qui sont familiers à leurs quartiers et leurs problèmes.
Je suis un enfant du 19e : j’y suis né, y ai grandi et y vit encore avec ma famille.
Je ne peux concevoir mon engagement politique ailleurs.
Je peux m’appuyer sur une réelle visibilité bâtie depuis quelques années, par une présence sur les marchés, par des meetings publics ou des réunions d’appartements.
En 2007, j’ai crée un blog (13 000 visiteurs) où les échanges sont nombreux et riches d’encouragement de me voir servir le 19e arrondissement.
Avec M. Georges Sarre, nous avons rencontré le maire du 19e afin de trouver une solution. M. Madec maintient son choix.
Il revient aujourd’hui à M. Patrick Bloche (directeur de campagne de Bertrand Delanoë) de relancer le maire du 19e et d’offrir un choix plus solide.
Pour ma part, je reste mobilisé et suis disponible à privilégier les intérêts du 19e.
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