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Commentaire de Universitaire 1995

sur La liberté d'expression en danger ?


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Universitaire 1995 6 septembre 2007 09:54

Ce n’est pas vraiment nouveau. Chaque fois que les mobilisations populaires sont faibles, ont voit l’appareil répressif employer ces manières.

En l’occurrence, les syndicats d’enseignants n’ont pas bougé depuis l’élection de Sarkozy et leurs centrales ont même laisser passer sans aucune réelle réaction la loi sur l’autonomie des universités, ensemble avec une bonne trentaine d’autres lois que le Parlement n’avait même pas le temps matériel de regarder. En réalité, on peut se demander s’il existe toujours un Parlement et des parlementaires à qui s’adresser.

Le même article que cite Scarlet commente à ce sujet :

http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235

(...)

Un « Parlement fantôme », machine à voter des lois

Avec l’aide des médias, Nicolas Sarkozy crée l’illusion d’une « proximité » apparente. Il est omniprésent, comme ses ministres, dans les journaux, sur les écrans de télévision, à la radio... Mais cette « proximité » de façade est un leurre. En réalité, le monde politique français continue à s’éloigner de plus en plus de la grande majorité de la population.

Qui peut obtenir une réponse d’un député ou d’un sénateur sur un problème le concernant, si en juillet dernier le Parlement a examiné trente-cinq lois plus d’autres textes, et si à présent Sarkozy et son gouvernement annoncent une deuxième « tournée » du même tonneau ? Le nouveau fonctionnement des instances parlementaires revient à bannir ouvertement de leur activité l’examen des « cas particuliers », devenus de plus en plus nombreux au fur et à mesure que la détresse se généralise. Non seulement « on ne peut pas s’occuper de toute la misère du monde », mais à présent il en est de même pour celle de la France. Dans Les Confessions, Jean-Jacques Rousseau avait écrit : « ... je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : Qu’ils mangent de la brioche. J’achetai de la brioche ». C’était au XVIII siècle, sous la monarchie.

Le Parlement bourgeois a toujours été globalement une institution « sous contrôle » et au service des puissants. Mais à présent, la politique de « blitz » législatif de Sarkozy le réduit à une simple chambre d’enregistrement à la va-vite qui ne possède plus de réelle disponibilité à l’égard des citoyens. La notion même de contrôle de l’action du gouvernement et des administrations part en fumée, dans un dispositif politique tenu en main par Sarkozy et par ses proches collaborateurs qui ne connaissent que trop bien ce qu’attendent d’eux les milieux financiers et les multinationales.

On atteint ainsi une sorte de stade ultime de la décomposition du parlementarisme sous le système capitaliste. Au point que les élus ont à peine le temps de prendre connaissance des textes de loi qu’ils sont censés voter. Personne ne semble s’en étonner : après tout, nous dit-on, ce n’est que le programme sur lequel le nouveau Président s’était engagé. Pourtant, les élections parlementaires sont indépendantes des élections présidentielles et l’article 27 de la Constitution Française prévoit que « tout mandat impératif est nul » et que « le droit de vote des membres du Parlement est personnel ». Ce principe devrait au moins impliquer, ne serait-ce que sur le plan des apparences, que l’ensemble des députés disposent d’un temps suffisant pour étudier chacune des lois sur lesquelles leur vote est sollicité. La pratique parlementaire s’éloigne de plus en plus de ce principe constitutionnel.

(...)


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