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Commentaire de Christophe

sur Chérèque fuit en courant une manifestation syndicale : image symbolique du conflit ?


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Christophe Christophe 22 novembre 2007 19:48

Loyauté, honnêteté, courage.

Envers qui la loyauté ?

Pour l’honnêteté et le courage, je ne vois toujours pas le rapport avec le syndicalisme de gouvernement donc la CFDT. Si le courage consiste à se plier aux désirs du pouvoir en place, en étant donc loyal envers le pouvoir, j’ai du mal à voir ou est le courage. Ces valeurs seraient plutôt dans le camps des réformistes (CFTC, CFE-CGC et CGT-FO) qui proposent pour faire le lien entre ceux envers qui il y a loyauté, c’est à dire leurs adhérents, et le pouvoir en place. Le courage se retrouve dans l’adhésion à un compromis qui n’a rien à voir avec la compromission du syndicalisme gouvernemental. Pour l’honnêteté commençons par exposer clairement ce que l’on et qui on défend et dans quels intérêts.

Savoir avancer par le dialogue, la signature d’accord salariaux. La grève n’est que l’utime recours et non un préalable.

Cela se rapproche du syndicalisme réformiste, en effet. Donc plutôt tendance CFTC, CFE-CGC et CGT-FO, mais ce n’est pas une tendance du syndicalisme gouvernemental dont fait partie la CFDT ; un syndicat gouvernemental n’est pas force de propositions, ils adhère aux propositions des gouvernants, le dialogue est inexistant ou presque, si ce n’est quelques mesures à la marge qui ont plus des tendances électoralistes que constructives.

Préférer la pédagogie à la démagogie. Savoir résister à une base insoumise.

Encore une fois, vous faites référence aux réformistes. D’ailleurs, il n’y a pas de résistance à une base insoumise, les syndicats réformistes sont à forte tendance démocratique, ils portent les propositions par remontée de la base, la pédagogie et celle de la négociation. Dans un syndicat réformiste, les adhérents savent qu’une négociation ne consiste pas à imposer son point de vue, donc qu’il y a des concessions à faire pour aboutir à un accord, but final de la négociation. Ce qui fait qu’ils sont, aux élections professionnelles, derrières les contestataires et les ex-contestataires devenus gouvernementaux (dont une grande partie de la base est restée contestataire) ; les français sont assez portés sur la contestation, ou sur le fatalisme, positions plus facile que de faire remonter des propositions permettant de trouver des compromis équilibrés.

Savoir siffler la fin de partie et refuser le paiement des jours de grève.

Le non paiement n’est que le respect du droit de grève.

C’est assez troublant l’amalgame qui est fait entre ces deux types de syndicalisme. Vous mettez en avant les tendances des syndicats réformistes et vous les attribuez au seul syndicat gouvernemental français. Comme c’est exactement les propos des médias et des gouvernants, ce n’est pas nouveau.


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