L’étude scientifique de ce professeur montre que ces textes ont été écrits dans la langue hébraïque plusieurs années avant la chute de Jérusalem qui eut lieu en l’an 70.
C’est un point de vue. Mais d’autres y trouvent au contraire des expressions typiquement araméennes. Si un argument d’autorité suffisait, ce débat ne durerait pas depuis 300 ans.
Le mouvement dont le christianisme primitif est le plus proche reste le pharisianisme ? Ce n’est pas l’avis de Mathieu : Malheur à vous, scribes et Pharisiens (Mt 23, 23). Ni du professeur Dupont-Sommer : « Les nouveaux textes révèlent que l’Église chrétienne primitive s’enracine, à un degré que nul n’aurait pu soupçonner, dans la secte juive essénienne. »
C’est l’avis de Mme Hadas-Lebel, avec qui je vous encourage à discuter. Le but publicitaire de cet article, plus ou moins atteint, était d’encourager à la lire et à l’écouter.
L’essénisme, ordre monastique ? Le règlement de la guerre des documents de Qumrân montre assez clairement qu’il s’agit d’un judaïsme messianique qui, au jour désigné, avait décidé de passer à l’action pour rétablir le royaume de Dieu de l’ancien Israël, d’où la guerre de 70.
Ce n’est pas contradictoire. Il y a des moines-guerriers.
Paul proclamant "je suis pharisien". En effet, Paul fut le Pharisien qui persécutera ceux qui frayaient la voie (les Esséniens). Puis il fut "Pharisien converti".
Paul est en pratique l’inventeur du christianisme. Les références au pharisianisme dans la tradition chrétienne sont nombreuses et contradictoires.