Forest Ent,
Un très sincère bravo pour cet article qui est d’une rigueur scientifique et historique indéniable. Mme Hadas-Lebel est une chercheuse dun sérieux exemplaire qui a eu avant elle divers travaux qui lui ont permis de faire une synthèse très intéressante sur le sujet abordé.
Elle s’inscrit dans une longue liste de chercheurs et historiens qui pense qu’effectivement, comme dans d’autres courants religieux et/ou philosophiques, des idées en "l’air" à l’époque se sont matérialisées dans des personnages divers, puis bien après, dans un seul syntéhtisant les autres et absorbant les différenciations en effaçant les contradictions initiales.
Le personnage de Bouddha en Asie comme de plusieurs "penseurs" asiatiques atteste de ces processus, assez communs à cette époque et avant. Un environnement culturel en plein développement trouve un groupe qui, lui même se choisit un chef ou représentant, afin de manifester l’unité du courant de pensée. Ainsi, des 500 Arhats, se dégage le Bouddha comme personnage central, mais là aussi sans aucune preuve historique, de nature contemporaine, un tant soit peu fiable. Sans parler des différences de légendes et des enseignements.
D’un certain point de vue, les procssus de création du bouddhisme sont assez similaires à ceux du christianisme primitif et peuvent s’éclairer mutuellement. D’ailleurs, plus tard, Arius essaiera, certes vainement, de synthétiser les divers courants "religieux" asiatiques et africains en une seul foi. Mais, là, poir le compte, l’environnement culturel ; et surtout politique, ne lui était pas favorable. Il fut battu, même si certaines de ses thèses furent resprises par la suite ici et là.
Ce qui est admirable aussi est que votre article ait fait une quasi-unanimité, ce qui, sur des sujets similaires, n’était pas le cas auparavant avec les mêmes points de départ et d’arrivée.
En plus, vous avez converti Emile Mourey, qui fut dans un temps immémorable, partisans acharné d’un seul Jésus en partisan, certes critique, de l’hypothèse historique pour le moment la plus probable.
Là, je salue le prodige dont vous êtes assurément l’auteur dûment identifié, ne voulant pas ici parler de miracle.
Bien cordialement et humoristiquement vôtre,