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Commentaire de Paul Villach

sur Institut universitaire de formation des maîtres


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Paul Villach Paul Villach 6 juin 2008 17:13

Ce que vous écrivez, ne m’étonne pas.

1- J’ai d’abord ressenti de la compassion en voyant arriver ces jeunes professeurs frais émoulus de l’IUFM - "comme des soldats sans armes / qu’on avait habillés pour un autre destin" - assez contents d’eux-mêmes et tout pénétrés de la crainte révérentielle due à l’autorité.

Autant jeter dans la cage aux fauves des condamnés, pieds et mains entravés ! Il n’en sera fait qu’une bouchée.

Aujourd’hui, je n’ai plus de compassion. Il existe suffisamment de témoignages pour savoir où on met les pieds quand on entre à l’Éducation nationale. L’ignorer suppose qu’on ne cherche pas à s’informer. Quand on part en voyage dans un pays où sévissent des maladies spécifiques, on s’en informe et on se fait vacciner.

Mais y a-t-il un vaccin contre la malveillance humaine ?

2- Car - attention ! - les fauves ne sont pas les élèves ! Certes, ils peuvent le devenir quand on les y aide : voyez Karen Montet-Toutain, cette professeur d’Étampes poignardée le 16 décembre 2005  !

C’est pourquoi il reste à espérer - au vu de sa seule bande-annonce - que la dernière palme d’or du Festival de Cannes aura à partir d’octobre une fonction cathartique pour qu’on en finisse avec la démagogie.

Non ! Les fauves, sous leur onction ecclésiastique, ce sont d’abord les hiérarques de l’administration de l’Éducation nationale dont aucune loi ne contient l’arbitraire si leur intérêt momentané l’exige. Terrifiant !

Maintenant, candidats au "plus beau métier du monde", ne venez pas pleurer après ! Vous aurez été prévenus ! Paul Villach


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