Je résume :
Les Irlandais on voté non, parce que :
- ils ne savent pas encore bien ce que c’est que d’être indépendant, c’est trop récent chez eux, alors, faire la politique, voter, tout ça... faut dire qu’ils sont franchement péquenots, pas encore insérés dans l’Histoire, vous savez, avec le retour immuable des saisons et des marées...
- ils ont été la proie de gens mal intentionnés qui leur ont instillé le poison sauvage et pernicieux du nationalisme, à coup de "dérives" et de "surenchères" (on ne parle jamais de "recentrage" nationaliste, ni de "dégrèvements" nationalistes, c’est curieux)
- ils ne savent pas remercier l’Europe qui leur a donné tant de "bienfaits", d’ailleurs, hu hu hu, soyons juste, peut-être que l’Europe, bonne fille mais un peu naïve, n’ait pas fait assez de propagande sur lesdits bienfaits, mais flûte, ils pourraient être plus obéissants, avec tout le pognon qu’on leur a filé. Regardez Obama, quand il est venu en France, tout le monde l’a trouvé génial, et pourtant, il a bien su rappeler tous ce que les contribuables américains avaient donné à l’Europe (et à la France, cette nation ingrate), alors, hein, zut les irlandais !
- va peut-être falloir isoler ces irréductibles rebelles quelque temps, on va bouder, et se mettre d’accord entre nous, histoire de leur faire honte, peut-être même couper quelques crédits ici et là, pourquoi pas, et ils vont voter spontanément oui, ça ne saurait tarder..
Deuxième sujet : la Présidence Française du Conseil (merci de ne pas avoir dit comme tout le monde "présidence de l’Europe") :
- heureusement, la France et Son Glorieux Conducator ne devraient pas trop souffrir dans le baratin qu’ils nous balance à longueur de journée, on va continuer à nous faire croire qu’il a du pouvoir sur l’Europe (alors que Président du Conseil de l’Europe, c’est un peu comme secrétaire de réunion)
- pendant cette pseudo-présidence, on ne va parler que de choses "concrètes", pas des banalités creuses comme d’habitude, hein, que-du-con-cret, ça devrait plaire aux les Irlandais, ces têtes de bois aux esprits simplets
- autre solution, les élections européennes de 2009 : (je cite) "les responsables nationaux doivent, eux, proposer de vraies élections européennes sur des sujets européens et non des scrutins séparés nation par nation avec des débats sur des questions de politique intérieure". Ah ben oui évidemment, je suis cruche, j’y avais pas pensé.