Le problème de répartition entre revenus du capital et revenu du travail peut se voir de cette façon :
* le capital existe entre vos mains, a tendance à s’aggréger de manière naturelle et s’il n’est pas régulièrement redistribué il finit aux mains d’un seul : à priori il suffit d’une part suffisante de capital pour le voir se multiplier tout seul, sans rien avoir à faire. Le capital est exactement ce que tout fainéant souhaiterait posséder de façon suffisante. Une fois le capital limite atteint pour survivre, plus la peine de travailler ou de créer, il suffit d’attendre que la société humaine vous le multiplie stupidement.
Le travail quant à lui est volatile, c’est une valeur instantanée. Le travail ne s’accumule pas, ne s’additionne pas, il doit être sans cesse réitéré, mais il peut s’améliorer et se démultiplier par l’intelligence. Il est créateur, il est mouvement par nécessité, et il permet de changer les cartes
En caricaturant :
Une société où le revenu ne se gagne que par le capital, forcément transmis par la naissance, si par malheur elle est de plus appuyé par une religion nécessairement conservatrice, c’est une société immobile qui va se laisser dépasser, puis exterminer. C’est une société d’ancien-régime
Une société où le revenu ne se gagne que pas le travail est une société nécessairement vive, rapide, en perpétuelle évolution, où tout se mérite et est mérité, et tout peut changer, où chaque individu doit se dépasser. C’est une république.
Passer d’une répartition entre revenu du travail et revenu du capital montre l’orientation de la société dans laquelle vous vivez.
Faisons le choix…