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Commentaire de tal

sur Violences : le langage performatif de la pensée dominante


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tal (---.---.22.107) 27 octobre 2006 10:44

@ Dominique Hohler.

Vous n’aimez pas le Rap,posons ça comme prémisse ! On a beaucoup fait couler d’encre et plus encore de salive sur ce genre musical, vu par certains comme simple phénomêne de mode, et par d’autres comme mode d’exprésssion traduisant le mal-être d’une catégorie sociale , ou plus précisément ethnico-sociale des populations du monde industralisé.Pour ne pas nous égarer dans des considérations sociologiques qui risqueraient de nous entrainer très loin, ne retenons que l’aspect performatif du langage dont il est question dans ce texte. On peut en effet ne retenir dans les paroles du Rap,un énoncé constituant, accomplissant l’acte qu’il énonce,par le fait même qu’il énonce.Ce qui les rend par définition « performatifs » au sens de la linguistique.Mais au-delà de cet aspect, le caractère révolutionnaire au sens du changement ne doit pas être négligé.

L’Art a toutes les époques de l’Histoire a connu des bouleversement qui traduisaient plus ou moins les changements de valeur d’une société. Quelque fois ces changements s’opèrent en douceur et on passe d’un style a un autre comme dans la peinture et alors la société bien pensante parle d’évolution, oubliant au passage qu’il ne saurait y avoir « d’évolution » stricto sensu dans l’Art,parfois le changement est brutalcomme à l’exemple du fauvisme et du surréalisme. Ces changements radicaux,et brutaux, sont alors vécus généralement par « l’establishment du bon gout » comme une "involution.

Il est inexact de dire : « Le langage performatif dominant installe un ordre nouveau plus qu’il ne le décrit, il le fait avec la complicité passive des perdants de cet ordre nouveau et de leurs représentants politiques »

Les méssages qui sont véhiculés dans le rap, outre qu’ils dénoncent une société vécue par les auteurs comme violente, peuvent aussi s’entendre comme une aspiration aà un changement pour une société plus juste.Le Rap ne faaait pas QUE proner l’installation d’un ordre nouveau basé comme vous le prétendez sur la violence, il y a pour ceux qui veulent l’écouter( ou du moins se donner la peine de lire les paroles) aussi un sentiment profond de dégout et de désespoir. Ne nous masquons pas la vérité,la perception de ce genre musical artistique,par la classe bien-pensante est désservi ,autant par l’aspect informatif dont vous parlez que par le contenu sémantique,mais aussi et surtout l’origine ethnique des artistes, leur milieu social et tout ce qu’ils représentent dans l’imaginaire de cette classe bien-pensante. Vu dans cette dimension le Rap est le Fado des cités-ghéttos.

Il ne suffit pas de dire :« Il faut malheureusement considérer la violence envers les porteurs d’uniforme, non comme une violence de victimes oppressées, mais comme une violence qui s’irrite des institutions d’un Etat républicain. »

Mais aussi faire la part des choses en commençant par se poser la question suivante : Qu’est-ce que leur apporte concrètement l’Etat Républicain, symbolisé par ses représentants ?

Vous prenez des raccourcis dangereux, et usez de clichés pour une analyse saine et impartiale de ce phénomêne artistique contemporain qu’est le Rap.

tal

Cdlmt.


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