Comme si Mélenchon allait révolutionner le fonctionnement de l’Europe à lui tout seul.
Je rappelle que le groupe « Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique » compte 35 députés sur 785 au Parlement , et et a 3 membres sur 76 dans la commission. D’ailleurs Mélenchon est membre de la sous-commission aux droits de l’homme et non de celle « sécurité et défense ».
La commission compte un président et 4 vice-présidents, dont l’infâme Dominique Baudis.Tant qu’on y est , le programme de groupe GUE/GVN :
Elle pose trois piliers pour la construction d’une autre Europe : le
changement total des institutions afin de les rendre « pleinement
démocratiques » ; un nouveau modèle de développement écologique et
rompant avec le néolibéralisme, visant à créer un « espace
social commun » ; et une politique de co-développement et de
coopération équitable.
Le groupe se pose ainsi dans une ligne ne tranchant pas clairement
entre réformisme et révolution, laissant à chaque parti le soin de
décider de la façon qu’ils jugent la plus adaptée pour parvenir à ces
objectifs. De ce fait, il se positionne à la fois « à l’intérieur »
des institutions, tentant d’influer sur les décisions prises par
co-décision, et « à l’extérieur » de par sa volonté d’une « autre
Union » qui ferait « table rase de Maastricht ».
L’Europe est une espèce de grosse bouse informe, incapable de décider ou d’infléchir une politique, ne serait-ce que par le nombre de partis et donc d’opinions représentées. Accuser Mélenchon me parait à coté de la plaque, pour le moins.