J’aimerais réagir sur de nombreux points de cet
article, mon expérience du dialogue social dans une grande entreprise et dans
d’autres « espaces » (territoires, branches) me le permettant mais, je
préfère juste reprendre le terme de « capital Humain » dont certains usent et abusent. Il y a
aussi la quête des « talents », « l’employabilité » … qui illustrent
la « novlangue » dont parlait Georges Orwell.
Le origines de cette notion sont rappelées dans
la brillant ouvrage d’Alain Supiot : L’Esprit De Philadelphie, la Justice Sociale Face Au Marche Total,
Seuil ,2010.
Avec son sens aigu de la précision, il écrit en
page 142 :
« Au sens précis du terme, le capital
humain désigne l’actif circulant inscrit au bilan d’un propriétaire d’esclaves :
voir Cheryll S. Mc Watters et Yannick Lemarchand, « Comptabilité et traite
négrière » in Jean- Guy Degos et Stéphane Trébucq (Dir.). L’entreprise, le
Chiffre et le Droit, université Montesquieu (Bordeaux), 2005, P209-236. »
Et encore en page 61 :
« C’est la conjugaison de ces deux phénomènes
différents (*) qui conduit à l’utopie d’un Marché total, sous l’égide duquel
les hommes, les signes et les choses ont tous vocation à être rendus
commensurables et mobilisables dans une compétition devenue globale,
c’est-à-dire à être « liquidé » au sens juridique du terme »
(*) « … libre circulation des capitaux et des marchandises …et la
surexploitation temporaire des ressources physiques non renouvelables »
Je vous invite donc à lire ce
livre et bien d’autres pour sortir de ces mots (maux ?) valises (qui
risquent de devenir des balises) …