Bonjour
Je partage en grande partie
votre analyse.
Yves Clot dans son nouvel
ouvrage, Le travail à cœur (éditions
la découverte), qualifie de « despotisme compassionnel » ces fausses
solutions gérées dans l’urgence (« A force de reporter l’essentiel au nom de
l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel » :
Hadj Garm’Orin)… son analyse nous amène à :
- Remettre la qualité du travail au cœur des débats parfois conflictuels dans l‘entreprise (le livre notre usine et un roman de Sylvain
Rossignol, éditions de la découverte, illustre bien le travail
« vivant » vécu au fil des années par les salariés et leurs
propositions, avec l’aide d’une organisation syndicale, pour donner du sens) ;
- Mettre en avant les Ressources Psychologiques et Sociales
des salariés et non les Risques
Psychosociaux (pour une analyse assez fine de certains de ces
« trésors » lire, entre
autre, de Nobert Alter donner et recevoir
la coopération dans l’entreprise, éditions de la découverte, mai 2009).
Enfin, ne faut-il pas sortir
du « Management dans la PERPLEXITE » pour passer à
un « management dans la
COMPLEXTE et l’INCERTITUDE » qui demandera un long mais passionnant
apprentissage dans nos organisations :
« Les
deux grands défis, celui de la complexité et celui de l’incertitude, nous
disent que nous sommes dans une aventure commune à toute l’humanité, et que
cette aventure est inconnue » Edgar Morin, Ma gauche, François Bourin Editeur, juin 2010, P.38.