@l’auteur
Des profs d’histoire ne sont pas pour débattre des révisions de l’histoire, puisqu’ils vivent de la connaissance qu’ils en ont acquis.
Mais les véritables scientifiques sont pour la vérité. Et cette vérité ne craint pas le mensonge, puisque, contrairement à celui-ci, la vérité laisse des preuves.
Il n’y a donc pas lieu d’instaurer l’inquisition sur aucun domaine que ce soit, mais de discuter à fond sur les points de divergence pour les éclaircir. Être en prison pour des affirmations n’a pas lieu d’être dans n’importe quelle démocratie, excepté quand il s’agit de condamner des ordres enjoignant d’attenter à la vie.
Si je lis le texte de Paul-Eric Blanrue, je ne vois rien à y redire. Extraits :
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- Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009), j’ai rappelé que cette loi liberticide
a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne
française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française,
Hélène Carrère d’Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon,
Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet,
Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et
François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah
Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ;
les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq,
Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain
Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul
Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet,
Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats
Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ;
l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression
comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la
dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les
journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du
Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore
l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne
Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky
s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel
belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de
plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad
ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.
Personnellement, j’ai décidé de réagir
en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué,
combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison
un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et
controversées soient-elles. Un
tel traitement est indigne de la France et de sa tradition
intellectuelle. La loi n’a pas à intervenir dans la définition de la
vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des
historiens. La loi Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est
contradictoire avec la notion d’État démocratique ; c’est une loi
scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.
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Morice, vous me semblez mélanger tout, ce qui est inquiétant pour un historien. On dirait que vous souscriviez à cette propagande néo-conservatrice US qui consiste à affirmer que les périodes de crises sociales verraient se développer une « théorie de la conspiration » menant l’extrême-droite au pouvoir. Cette propagande fut mise en place pour faire taire les interrogations sur les faits du 11/09/2001, par l’artifice suivant : ceux qui s’interrogent sont antisémites.
Or l’histoire montre bien son imprévisibilité. Il n’y a pas loi de l’histoire aussi simpliste.
Personnellement, je ne suis pas si naïf pour croire qu’une histoire officielle puisse dire la vérité. Je n’accepte comme vérité que ce qui est basé sur des preuves, et non sur un lavage de cerveau basé sur les films hollywoodiens et les programmes scolaires. Des débats non enfumés sur la question me seraient forts utiles.
Notez bien que je souscris pas, contrairement à vous, à cette crainte hystérique de la figure du diable que l’on essaye parfois de me présenter. Par esprit de contradiction, j’ai même plutôt tendance à vouloir creuser pour estimer la véracité des propos affolés.
Tout homme a ses raisons, bonnes ou mauvaises. Il suffit de l’écouter pour savoir précisément où l’on est en désaccord (si tant est que l’on est capable d’avoir une opinion un peu précise sur les choses). Il ne me semble pas que vous soyez en capacité de pratiquer ainsi, puisque vous axez votre réflexion sur le registre émotionnel / pulsionnel ; « le diable, le diable ». Cela donne cet accent un peu paniqué à votre écrit, ce qui le rend, à mes yeux, assez négligeable, puisque je me veux plutôt citoyen de raison, que de réaction.
Il me semble donc, aujourd’hui, que l’histoire depuis 1945, est assez largement instrumentalisée par les vainqueurs (les Anglo-Saxons), lesquels n’ont jamais cessés d’avoir une stratégie de domination sur l’Europe (voir http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=6744), tout en voulant se faire passer pour des sauveurs désintéressés, ce qui est largement usurpé. La destruction de Le Havre, Lorient, Royan, Saint-Malo, Brest ... ; les importants bombardements de Nantes, Tours, Toulon, etc... ont largement servi l’empire pour détruire des places économiques stratégiques qui aurait pu lui faire de l’ombre après-guerre. La rhétorique de l’holocauste étant utilisée à des fins de culpabilisations de la Nation française (j’y échappe puisque mon grand-père a fait le Monte-cassino avec l’armée d’Afrique), pour mettre un voile sur ces destructions, et aussi pour empêcher l’accès de la nation à l’indépendance (les américains nous ont certes libérés de la barbarie Nazie, mais il ne fallait pas rêver y gagner l’indépendance).
Ce serait une bonne idée, d’ailleurs, un article sur les villes détruites pendant la guerre. Vous pourriez vous en charger, cela vous éviterait de tourner en rond sur ces vieux poncifs éculés qui consistent à stigmatiser un tel ou un tel comme étant l’équivalent du diable (ie antisémite, ou pire Hitler). Je vous en propose l’idée.
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