« en dehors de la satisfaction, si féminine, de se sacrifier pour autrui ».
C’est un sujet trop sérieux pour que l’on se laisse aller à écrire ce genre d’absurdité.
Tout débat sur la prostitution, comme sur la drogue ou l’euthanasie d’ailleurs, déclenche les passions et condense par grumeaux informes les bonnes et les mauvaises raisons, les bonnes et les mauvaises passions.
En France, vendre un service sexuel est illégal, considéré comme un acte immoral, comme se droguer ou pratique l’euthanasie.
La liberté a ses limites et elles sont fixées par le pouvoir au moyen de lois. Et pour le pouvoir, ces pratiques sont de mauvaises moeurs, contraire à la loi, à la morale et à de vieux principes religieux moyenâgeux. Le débat avec le peuple, forcément sous influence et ignorant, ne sera pas ouvert.
Les handicapés doivent accepter leur état et les souffrances qui vont avec car force doit rester à la loi. Peu importe que vous soyez un adulte responsable et que vous décidiez sans contrainte des limites des prestations.
La lutte contre le trafic d’être humain et la prostitution forcée est totalement inefficace et le nombre des esclaves contraints de se prostituer ne cesse d’augmenter. Comme pour la drogue, légiférer afin de contrôler la prostitution nuirait de façon importante à l’économie souterraine et criminelle. Les gouvernements français successifs préfèrent ne pas heurter les bons sentiments de la bourgeoisie bien pensante plutôt que de résoudre les problèmes importants qui se posent à la société.