@ Kader Hamiche
Je recopie ceci, extrait du dossier de Marianne, co-organisatrice du colloque de Marseille :
« Trahis par la France, aux côtés de laquelle ils ont combattu le FLN, ils sont toujours rejetés par l’Algérie qui les traite de »collabos« . Les »supplétifs musulmans de l’armée française« , selon le terme consacré, ont connu un destin tragique : 70 000 d’entre eux, désarmés et empêchés de regagner la métropole par l’état-major français, ont été massacrés par leurs frères ennemis en 1962. Quant aux 90 000 harkis qui ont pu rejoindre la France, ils ont été parqués dans d’anciens camps d’internement fermés à la fin des années 70 à la suite de révolte des jeunes. »
Déplorer cette réalité ne doit pas empêcher de tenter de lancer un pont entre la France et l’Algérie d’aujourd’hui. Quant à la présence de Hollande à ce meeting, je ne vois pas ce qu’elle peut lui apporter en terme électoral. Je ne pense pas qu’il puisse sérieusement croire s’attirer ainsi les votes des descendants d’Algériens des cités de banlieue. Il risque plutôt de s’aliéner les sympathies des nostalgiques de l’Algérie française.
Je déplore comme vous (je suppose) le non-respect des Accords d’Evian. Mais si les responsabilités du FLN sont évidentes, celles de l’OAS ne le sont pas moins. Et la mort des « ratons » exécutés pour la seule raison d’être « français-musulmans » n’est pas moins regrettable que celle des « harkis » torturés et exécutés pour avoir cru à la parole de la France.
Ne serait-il pas temps de tourner la page et d’essayer d’aller de l’avant plutôt que de ressasser les rancœurs du passé ? Les Français et les Allemands l’ont bien fait. Alors pourquoi pas les Français et les Algériens ?