D’ ailleurs la solidarité continue
2,5 milliards d’euros de provisions
Le tarif agent fait actuellement l’objet de discussions particulièrement serrées chez EDF. Il ne s’agit pourtant pas de gommer purement et simplement cet avantage acquis. Bien au contraire, les salariés qui payent aujourd’hui 5 et 10 % du prix acquitté par un consommateur particulier bénéficieront d’une adaptation progressive qui verra le montant définitif grimper à… 20 % du prix public. « Dans ces conditions, avec plusieurs compensations à la clé, le prix de la facture pour les salariés de l’entreprise est parti pour rester très attractif, mais l’avantage initial revêt un tel poids symbolique que les syndicats luttent pied à pied », souligne un spécialiste du secteur.
Dans cet épineux dossier, le gouvernement a également son mot à dire puisqu’il est prévu que le nouveau tarif agent soit mentionné dans les statuts de l’entreprise. Ce qui oblige donc les pouvoirs publics à prendre un décret. Jeudi, Éric Besson, le ministre de l’Énergie, a précisé, sur BFM TV, qu’« il n’y a pas eu de décision gouvernementale sur le sujet, mais en même temps il n’est pas anormal que ça tienne compte de l’évolution des tarifs ». En attendant, la direction d’EDF est d’autant plus ferme qu’elle a fait les comptes. Entre l’augmentation programmée des taxes et celle du nombre de retraités, le groupe pourrait devoir provisionner quelque 2,5 milliards d’euros supplémentaires d’ici à la fin de l’année pour supporter le poids financier du tarif agent au cours des prochaines années.