Et du côté de l’Eglise ?
L’arbre qui s’effondre fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse (et elle ne pousse bien qu’en silence).
Il faut quand-même soigner son ignorance pour refuser de voir que le socialisme s’est emparé des oeuvres caritatives de l’Église chrétienne qui, depuis la Sorbonne (créée pour ceux qui ne pouvaient se payer un précepteur) ou l’hôpital (créé pour soigner ceux qui ne pouvaient se payer un médecin) est à l’origine de toutes les structures solidaires contemporaines et de l’idée même des lois sociales. L’encyclique de Léon XIII n’a rien fait d’autre que de replacer la vision sociale de l’Église dans le siècle de la révolution industrielle. Il suffit de regarder l’histoire des saints pour observer la place que prend dans les églises chrétiennes les valeurs de partage et de solidarité, celles qui auront un temps fait la force de l’occident chrétien avant que les banques ne s’en emparent. Que deviennent les Hôtels-Dieu ? Des préfectures (Rouen), des hôtels de luxe (Lyon), symbolisant la prééminence du pouvoir et de l’argent sur la santé publique.
Aujourd’hui, François, qui a vendu son palais épiscopal pour en donner la valeur aux associations caritatives, n’est que le sommet de l’iceberg. Caritas International, la plus importante des ONG cathos (qui existait bien avant que l’on imagine les ONG) c’est 500 000 salariés (cinq cent mille), 2 000 000 de bénévoles (deux millions) 20 000 000 de personnes secourues chaque année (vingt millions). En dessous, le reste de l’iceberg.
D’ailleurs, je poste en vain : tous ceux qui donnent un peu de leur temps à des associations caritatives connaissent l’efficacité des assos chrétiennes dans l’effort collectif de solidarité.