Bon article.
Ce que je retiens : puisqu’on parle de propagande, c’est que nous ne sommes pas entièrement hypnotisés, que cette propagande n’est pas efficace à 100% ; autrement, on ne s’en rendrait pas compte, et ce qu’on appelle propagande, nous l’appellerions tous « Vérité absolue » avec un air béat sur la figure.
"Cette interprétation, la théorie du complot, est elle aussi une
interprétation préconçue des faits qui nous dispensent d’une double
mission sacrée : celle de notre souveraine réflexion, et celle de nous
remettre en question, car la faute vient d’un autre, nous ne sommes que
des victimes. «
ça me paraît évident ! Mais du coup, vous balayez d’un revers de la main toutes les »interprétations dissidentes de la réalité« qui ont en commun ce fatalisme, on ne peut rien y faire, »ils« sont trop forts et »ils« contrôlent tout. Toutes ces constructions mentales, aussi douillettes que fragiles, sont élaborées de façon à protéger de l’angoisse provoquée par les événements que nous vivons depuis une bonne dizaine d’années, toutes ces mutations que la société humaine subit à un rythme jamais égalé dans toute l’histoire. Vous vous attaquez à leur amour-propre ! Ces théories leur permettent de ne pas se remettre en question (opération fort douloureuse) en projetant la cause de leurs malheurs sur une cause extérieure.
Et oui, en général, la phase suivante, quand l’esprit a bien été gavé par les média, quand il a épuisé toute sa réserve de peur déchaînée sur tel ou tel sujet (politique, économie, écologie...) vient la phase de la colère. Le populo, excédé de s’être laisser rouler à l’insu de son plein gré, comme un enfant qui apprend à dire non, comme un ado en révolte, va s’opposer purement et simplement à la propagande, selon la logique suivante : je ne comprend pas les évolutions du monde, »c’était mieux avant, alors je m’oppose pour bloquer la situation. « ils » me veulent du mal alors je vais faire tout le contraire de ce qu’« ils » me disent de faire.
Puis vient l’âge adulte, où on apprend à faire la part des choses, on comprend que le monde est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, que chaque conséquence a de multiples causes, que les affrontements sur base d’oppositions gauche/droite capitalisme/communisme individualisme/collectivité n’ont pas vraiment de sens ; la vérité est toujours quelque part entre les deux.
Des exemples ?
Les capitalistes et les communistes n’ont ni tort ni raison, et leur dispute est vaine. Ce qui crée la valeur, ce n’est pas le capital, ce n’est pas le travail, c’est l’échange.
C’est pas parce que le présent est pourri qu’il faut se tourner vers le passé.
Révolution, du latin revolvo : retourner en arrière. Pourquoi ne pas ouvrir les yeux, regarder autour de nous et tenter un bond vers l’avant pour une fois ?