Mes origines sont andalouses.C’est prés de Grenade et d’Alméria que mes aieux ont été « démarchés » afin d’aider à la colonisation de l’Algérie.
Je fais partie de la 4eme génération à etre né sur le sol français, et pourtant le 1er de mon nom à etre né citoyen français de plein droit. Ma grand mère paternelle, née dans le département d’Oran, qui avait une certaine fierté à montrer les portraits de ses frères, médaillés et morts pour la France durant la grande guerre, n’a été naturalisée qu’aprés que ses fils, aient participés , aux campagnes de Tunisie et d’allemagne, aux débarquements de Corse et de Provence.Devoir accomplis, non comme français, mais comme « fils d’étrangers » .
En 1962,lors de l’indépendance de l’Algérie, la « Mère Patrie » a pudiquement fermée les yeux sur le sort de ses « enfants d’outre mer ».Pendant que des Oranais chrétiens, juifs et mulsumans agonisaient par centaines, le général Katz Commandant la place d’Oran consignaient ses troupes sur ordres de l’Elysée et refusait l’aide des fusiliers proposé par l’amiral, commandant les forces navales de Mers el Kébir.
Qui peut dire pourquoi ces femmes et ces hommes francisés pendant 130 ans, sont devenus « persona non grata » en l’espace d’un instant ?
Tout simplement parce que l’étranger est un problème récurent, qui ne date pas d’hier et qui dépassent nos frontières.
L’etre humain se déplaçant sans frontière, est une utopie, parce que l’ambition ne peut pas etre supérieure aux moyens disponibles.
Si l’on ne peut pas accueillir tout le monde, il est évident qu’il faut faire des choix, encore faut-il que ces choix soient bons. Ce que je vois, c’est que ces choix sont faits en fonction des besoins de la France sans tenir compte de la demande des immigrés, je pense que c’est là, une trés grosse erreur, qui se paiera comme se paie toutes les erreurs.
Ceux qui viennent provisoirement, et ceux qui viennent définitivement posent deux problèmes différents.Pour les uns, le retour doit etre facilité, pour les autres c’est l’intégration qui doit etre aidé.Cela signifie que les candidats doivent remplir les conditions requises nécessaires à la réussite de leurs buts.
Pour clore, parce que le sujet est trop vaste, pour etre traité en une seule touche,j’ajouterai, qu’il n’y a pas de problème sans solutions, mais que celles ci, n’émaneront pas d’une xénophobie aveugle, pas plus que d’un angélisme absurde.
Cependant, s’il fallait vraiment choisir entre les deux, je serais xénophobe, car quitte à se faire des « ennemis », il vaut mieux les avoir à l’extérieur de ses murs qu’à l’intérieur.