On a lu tout cela
mille fois.
On prend des
citations des textes, après on emploie les mots « raison », « archéologie »,
« paléontologie », et le tour est joué. Mille fois.
Ce qui n’est
absolument pas pris en compte, c’est la différence du statut des textes dans
les trois religions. Tout est aplati. Les textes juifs sont en dialogue les uns
avec les autres, c’est une démarche dynamique et dialectique. Les prophètes,
les psaumes commentent la Loi et la critiquent. Puis vient le Talmud qui en
rajoute une couche. Aucun juif au monde n’applique à la lettre ses textes
sacrés, et ne va sacrifier des brebis ou lapider des homosexuels. La démarche
dialectique est pleinement assumée. Pour le christianisme, la question se pose
encore moins, puisque ce n’est pas une religion du texte. C’est une religion du
vécu, de A à Z, de son origine à ses fruits. Le texte seul est « lettre
morte ». Le Coran, en revanche, dans tous ses aspects, y compris
sacrificiels, est intégralement appliqué de nos jours. Il ne peut pas être
critiqué, il est incréé, c’est la parole même de Dieu. Mais on ramène tout sur
le dos du judaïsme (Soler, Gollum). C’est plus facile. Et ce n’est pas sérieux.
Et sur le refus
de la mort, ce sont les agnostiques et les matérialistes les plus enragés. Les
croyants s’intéressent à la manière de vivre, car tout se joue dans la vie. Mais
les matérialistes athées ont pondu des bibliothèques entières sur les NDE,
fantasment sur le « grand tunnel lumineux », etc. Il n’y a rien de
tel dans la Bible.