Un cas d’école sur le sujet du blasphème, c’est l’affaire des caricatures de Mahomet par un dessinateur danois.
Elles étaient passées pratiquement inaperçues au Danemark, jusqu’au jour ou une délégation d’islamopithèques vivant au Danemark et bénéficiant de l’hospitalité de ce pays décide de faire mousser l’affaire et d’aller monter ces dessins dans des pays gouvernés par les versions les plus crasses de l’islam.
Hurlements de rage, déferlement de meutes assoiffées de sang dans les rues, assassinat de personnes qui n’y étaient pour rien, tout cela pour démontrer que contrairement à ce que les caricatures insinuaient, l’islam est une belle religion d’amour et de paix. Les produits danois ont été boycottés dans les pays islamiques alors que le Danemark venait de fournir une aide plus importante que celle de certains pays arabes aux victimes d’un tsunami en Indonésie.
Comparez ces réactions de chiens enragés à la réponse mesurée des pays à forte population bouddhiste après le dynamitage par des rastaquouères wahabistes des statues de Bamiyan en Afganistan.
Cela a des conséquences. Un dessinateur qui a une conscience normale ne se permettra plus de se moquer de l’islam puisque des innocents risquent de se faire assassiner. D’un autre côté, quand les Rohingya qui sont musulmans et que la Birmanie considère comme des ressortissants du Bangladesh qui se sont introduits illégalement dans leur pays se font massacrer par les populations bouddhistes, on ne voit pas grand monde s’émouvoir.
Je suppose que les gens se disent que si les Rohingya sont tellement détestés en Birmanie, c’est qu’il doit bien y avoir une raison.