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Hervé Hum Hervé Hum 31 juillet 2015 16:36

ma foi, toutes ces questions sont le fait de la technique qui semble abolir certaines barrières physique, mais pas les relations de causalités.

dans ce contexte, la difficulté est bien de suivre la relation de causalité, sans la contredire et ainsi non pas la détruire, car c’est impossible, mais la nier.

A partir du moment où effectivement on abolit les différences naturelles entre l’homme et la femme on en vient à poser la question d’une égalité absolu.

cela dit, cette égalité résiste encore dans certains domaines, comme dans le sport, on ne mélange pas encore homme et femme, parce qu’il n’y aurait plus de femme dans les compétitions olympiques, sauf à autoriser et surtout développer les produits dopants pour la femme afin qu’elle égale l’homme en puissance musculaire. Mais on cherche le sens ?

certes, on peut dire que ce n’est pas la même chose et pourtant, l’égalité consisterait bien à ce que l’homme puisse porter l’enfant à naître comme la femme, bref, que l’un et l’autre soient hermaphrodite. Tant que l’homme reste homme et la femme ce qu’elle est du point de vu de la procréation, il ne peut donc être fait appel à l’égalité car nous sommes bien dans une relation de causalité où c’est la femme qui porte l’enfant à naître et l’homme qui l’insémine et ne porte rien du tout. Mais la nature fait que l’enfant naît à besoin de ses droits pour se développer dans les meilleurs conditions. Le père et la mère biologique ne sont pas indispensables, mais l’amour parental lui l’est.

Reste de poser la question de savoir à qui revient le devoir d’assurer l’épanouissement de l’enfant, est ce à la collectivité ou bien du seul ressort des parents ?

La réponse est que dans une société, c’est à la collectivité d’assurer l’épanouissement de l’enfant, parce que cet enfant grandira et est supposé vivre dans cette collectivité. Sauf si ladite collectivité s’y refuse, ce qui revient à dire qu’elle s’autorise à éliminer les enfants nés, mais non désirés, c’est à dire, abandonnés. En l’absence de ce dernier choix, c’est donc à la collectivité d’assurer l’épanouissement de l’enfant si les parents bio font défauts.

Maintenant, si on considère que cette collectivité est constituée et conduite par des personnes adultes responsables, alors, cela implique qu’elles fondent leurs relations sur l’équilibre entre droits et devoirs. De fait, si une personne manque à cet équilibre, le principe est de la mettre sous tutelle et donc, de lui imposer un cadre dans ce qu’elle peut faire ou non, de la même manière pour des parents avec leurs enfants.

Cela dit, la formule de George Bernard Shaw est juste mais incomplète.

La responsabilité n’est jamais que la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui, non envers soi même. De fait, la liberté implique la responsabilité que dans sa vie sociale. Vis à vis de soi même, la responsabilité n’existe pas, elle est sans fondement car il n’y a que la souveraineté de soi, qui ne fait appel ni au droit, ni au devoir, mais à la liberté de choix.

Autrement dit, c’est la liberté sociale qui implique la responsabilité, la liberté seule , de choisir, implique la discipline intérieure, celle qui vous rend capable de faire des choix et d’affronter la ou les difficultés pour atteindre l’objectif fixé.

Bref, tout est une question de relation de causalité et c’est bien là que se trouve la difficulté, rester conscient de la relation de causalité plutôt que de l’ignorer quand celle ci vous met face a ses conséquences imprévus ou indésirés.

L’homme libre qui ne veut pas d’enfants, sait s’imposer une discipline de telle sorte qu’il saura renoncer à l’acte sexuel dont il ne peut pas garantir qu’il n’aura pas de conséquences dans ses relations socialisées.

Qu’on peut résumer par cet aphorisme

la liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum et l’esclavage aucune, car la discipline est imposé de l’extérieur.

Cela dit, je ne connais personne, moi y compris donc, qui soit capable d’une telle discipline intérieure en toutes circonstances.Dieu peut être ? Mais c’est même pas sûr !

Alors, il faut s’en remettre à la complémentarité des uns et des autres là où chacun s’avère incapable d’être responsable. Mais c’est encore beaucoup demander dans une société où les gens se croient adulte parce qu’ils ont l’âge requis et non la maturité d’esprit. Dans une société où les gens refusent d’accepter le principe de relation de causalité où le fait de manquer à l’équilibre entre droits et devoir implique sa mise sous tutelle pour le cas considéré.

Ainsi, ceux qui abusent de leurs droits de propriété en refusant d’accomplir les devoirs correspondants on perdu leur qualité d’adulte responsables et leur liberté sociale, mais refusent quand même de se retrouver mis sous tutelle. Mais ils ont de la chance, il y a encore trop peu de gens responsables pour les mettre sous tutelle !


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