Bush n’est pas un Républicain : il est avant tout un fondamentaliste. Et son premier mandat a été caractérisé par un shuntage systématique des organes de contrôle nationaux et internationaux à commencer par le Congrès, pourtant du même bord. Le cercle restreint autour du président s’est ainsi mis à dos les conservateurs reaganiens, dont certains ont même milité contre Bush en 2004.
Pendant cette campagne, j’essayais également de convaincre des Républicains de ne pas voter pour Bush puisqu’il ne défendait ni les intérêts ni les valeurs de leur parti, et qu’une victoire de Bush en 2004 signifierait une implosion du parti. Au-delà du rift conservateurs / néo-conservateurs / pragmatiques, la fracture s’annonçait entre démocrates (sans la majuscule) et théocrates.
Car si confusion il y a eu au plus haut niveau de l’Etat, c’est bien entre politique et religion... ce qui me semble bien plus dangereux, comme en atteste le « succès » de cette dream team.
Si Dubya conserve tout son pouvoir de nuisance depuis les élections de 2006, son entourage direct se trouve sur la sellette et Cheney a quelque peu perdu de son influence au profit de l’arrière garde reaganienne et d’amis de papa George Herbert Walker Bush.
Notons que ce dernier n’est pas un fondamentaliste mais quelqu’un de plus pragmatique et porté sur l’argent, ce qui se sent au niveau de ses fréquentations (plutôt le Révérend Moon que Billy Graham). 41 a de qui tenir : son propre père Prescot Sheldon Bush a plutôt bien travaillé avec les Nazis...
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