Merci à toi Zerda d’avoir élevé un peu le débat, très pauvre jusque la, mais interessant dans ce qu’il cristalise des divergences d’opinion très fortes et un radicalisme aveugle, de gens mal informé, qui semble monter depuis quelques temps sur certain sujets comme le terrorisme et la religion et qui m’inquiéte énormément puisqu’il nous mène, tout en la dénonceant, sur la voie de futures violences.
Je suis toujours géné à titre personnel quand j’entends parler de terrorisme, parce que mon grand-père a été condamné aux camps de travaux forcé pour terrorisme il y a une soixantaine d’années.
Ta définition du terrorisme me plait bien, mais je voudrais t’en proposer une autre, plus courte et plus exacte selon moi, puisqu’elle correspond à l’usage actuel qui en est le plus largement fait, plutot qu’à une définition éthymoligique ou historique qui, comme dans de nombreux cas de la langue francaise, peut se révèler contraire au sens commun.
Voici donc ma définition :
"Le terrorisme est le qualificatif donné par tout parti ou groupe se prétendant légitime à tout acte de violence revendiqué par ou attribué à son opposition."
C’est le principe de relativité cher à notre ami Einstein qui s’applique une fois encore. Le terrorisme tout comme la mesure de l’espace et du temps dépend de du point de vue de son observateur.
Le "terroriste" est dans le même genre "toute personne ayant réalisé ou étant soupsonné d’avoir eu l’intension de réaliser des actes de terrorisme." Ce qui s’applique parfaitement aux kurdes, tchetchens, sunnite d’Irak et autres palestiniens, chiites du Liban ou tout membre d’une minorité et musulman habitant un pays au régime à la fois réprécif et allié des Etats-unis en général (aussi appelés membres d’Al Qaida). Et ce qui, certain le remarqueront, s’applique également très bien à toute personne ayant été pris de l’envie soudaine de mettre une taloche à notre cher président, mais je m’égare.
Si l’on admet qu’une telle définition pour ces termes est bien la bonne et celle actuellement en usage, il devient très dure d’être pour ou contre le terrorisme en général et de condamner un groupe terroriste quelconque sans prendre préalablement parti.
Maintenant la question pour aller un cran plus loin dans la réflexion : devons nous absolument être les Don Quichotes toujours du coté du plus faible (donc de l’opprimé) par principe républicain, ou devrions nous reconnaitre, assumer et entretenir nos alliances stratégiques, culturelles ou historiques qui nous mettent parfois dans le camp d’ex-opprimés, devenu grace à notre aide les plus forts (donc les oppresseurs) ? Un rappel historique sur la fondation des Etats-Unis ou d’Israel pourrait-etre utile ici pour les plus jeunes, mais un autre soir peut-etre.
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