"Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage"... Je pense que "limposture" de X. Darcos se situe exactement à ce niveau-là !
Il suffit de se référer à certaines publications de l’OMC, l’OCDE... pour trouver le sens caché des réformes actuelles... et l’entreprise de démolition de l’image (s’il en était besoin) de notre système éducatif pour l’assassiner plus facilement procède de ce principe. Le fait n’est pas nouveau, mais l’actuel gouvernement met les bouchées doubles pour réformer le système, conformément à la demande de l’OMC. ("Encourager le recours au privé" et "consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement, un cadre législatif et réglementaire (...) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement". "N’intervenir que si les pays ont su réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou l’Etat (...) lesquelles laissent peu de marges de manoeuvre". (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)
Que lit-on, en effet ? Les accords de l’OMC prévoient "la privatisation de 160 secteurs ou services pour une libération totale", et parmi ces secteurs, "l’éducation est, avec la santé, le dernier bastion à prendre." (Moyoto Kamiya, in Courrier de l’UNESCO, déc. 2000) "Les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable..." (OCDE, 1996) "L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique" (Groupe de travail de l’OMC, 2000)
Pire, dans le domaine du cynisme : "Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de baisser le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut, progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population." (1996, Rapport de l’OCDE, sous le titre : "La faisabilité politique de l’ajustement")
Ces textes soigneusement cachés éclairent les réformes actuelles (et ce n’est qu’un début)... et les discours du ministre déplacent le débat... pour ne pas dévoiler ce qui fonde sa politique de démantèlement de notre service public d’éducation !
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