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karg se 20 juin 2008 10:44

Une grande partie de ce diagnostique est basé sur des constatations télévisuelles, et non pas sur des études réels. Je trouve ça plus que léger, un peu à l’image de ce que l’auteur dénonce.

Le premier point montre que l’auteur à une vision décalé du rôle des études : effectivement le niveau culturel du bac à baisser, mais il faut pas oublier que l’arrivé des bac techniques et professionnels a considérablement amélioré la qualité des jeunes diplômés, l’objectif de 80% d’une classe d’age n’est pas d’avoir un énorme population très cultivé mais une population un minimum instruite avec un bon niveau technique pour qu’elle trouve du travail. Je préfère 80% d’une classe d’age avec des bases de culture que 5% d’une élite bien cultivé mais au chômage.

Sur le second point l’avènement du net, l’explosion de l’offre dématérialisé à complètement brisé cette tendance, les oeuvres culturelles et artistiques formatées n’ont plus et n’auront plus le succès qu’elles ont eux. On ne battra plus jamais les reccords de ventes des chansons formatés dans année 60-70-80-90, l’offre est devenu trop éclectique et le publique à maintenant les moyens de se fournir en dehors des majors.

Quatrième point, la plupart des exemples sont médiatiques et grands publiques, sachez que ces personnages, quand ils ne sont pas médiocres comme notre président, sont tout à fait capable de changer de niveau de langage...sauf que maintenant la "populace" ne supporte plus d’avoir des politiques ou des experts qu’elles ne comprends pas.

Cinquième point : les média ne sont pas responsable, ils sont le reflet de médiocrité du français moyen, de sa paresse et de absence d’envie d’effort. Mais les français ne sont pas dupe, l’empire TF1 s’écroule aussi vite que la TNT avance, signe que la médiocrité ne servait que de dénominateur commun, mais qu’elle n’est pas un signe d’adhésion.

Sixième point, les ventes de livre en ligne permette d’accèder à des catalogues que jamais son petit libraire de province été capable de mettre dans ses rayons. Ne vivant pas à Paris ou dans un grande ville les commandes chez Amazon m’ont permis d’accèder à des ouvrage introuvables.

Dans le fond l’auteur voit des phénomènes en fait bien anciens :

- d’une part une offre culturelle basée sur le plus petit dénominateur commun et qui parait donc de mauvaise qualité, sauf que ce phénomène est clairement en régression depuis le début des années 2000.

- d’autre part une professionalistion des études, avec un développement plus rapide des filières techniques et technico-commerciales que des fillières culturelles, conséquence d’une stratégie utilitariste de l’état mais aussi des étudiants, en réponse à l’attitude des entreprises. Ce choix à été fait dans les années 70-80, le nombre de bachelier a toujours augmenté depuis sa création.

Deux ouvrages indispensables :

La longue traîne de C.Anderson

La nouvelle question scolaire E.Maurin

 

 


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