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Bibi fricotine 26 juillet 2008 10:22

Bernard Werber met en lumière l’incurie de la minuscule caste médiatique et en souligne les dangers. Il me semble qu’il a raison. Ecrivaine à mes heures, lectrice enthousiaste, je ne lis pratiquement que des livres dont on ne parle jamais dans les médias français. Comme Werber le souligne, la littérature d’auto-fiction qui fait les délices de nos critiques littéraires est d’une pauvreté affligeante, et si nous n’avions à nous mettre sous la dent que les Christine Angot et autres dames attachées à la mission exceptionnellement urgente de nous conter par le menu les aventures de leurs petits egos, nous serions bien malheureux.
Mais là où je ne suis pas Werber, c’est dans le manque de confiance dont il fait ici preuve envers les lecteurs. J’imagine, à tort peut-être, que les lecteurs gardent une sorte d’innocence heureuse et se fichent peu ou prou des diktats du milieu journalistique. La bétise courante - voire galopante - et la pensée codifiée des messieurs et des dames "experts en littérature" de nos médias ne touche me semble-t-il que ce petit milieu. Je me souviens d’une anecdote qui m’avait à ce titre amusée. C’est l’histoire d’une écrivaine française - dont j’ai malheureusement oublié le nom… - qui avait écrit un gros pavé sur Alienor d’Aquitaine. Pavé refusé par vingt maisons d’éditions, puis, accepté par une petite maison. Pavé qui s’est ensuite vendu à 1 million d’exemplaires. Personne, au sein de la caste médiatique, n’a jamais parlé de ce livre. Cela a-t-il empêché des lecteurs de le lire ?

Je ne dis pas que le livre en question soit passionnant, je n’en sais rien, je ne l’ai pas lu. Mais cette petite histoire montre que les lecteurs, lorsqu’ils ont envie de lire, lorsqu’ils sont mis en appétit, restent indépendants des diktats de la mode littéraire parisienne.

Il me semble que nous autres les humains, nous avons besoin d’histoires pour vivre. Histoires qui ont pris au cours du temps la forme de mythes, de légendes, puis de romans. Ce besoin va-t-il mourir ? Je ne le crois pas. Alors, écrivons, écrivons des histoires et lisons des histoires.


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