On se trompe de problème : la question n’est pas de savoir si le traité de Lisbonne est mauvais, c’est de savoir si le statu quo est préférable ; or, clairement, il ne l’est pas, on peut le voir tous les jours.
Les européens, et en particulier les français, n’ont finalement que ce qu’ils méritent : en préférant garder le traité de Nice au détriment du TCE (car c’est cela que le « non » de 2005 a impliqué très concrètement), ils ont condamné nos dirigeants à « bricoler » dans l’urgence un traité de rechange qui, sans surprise, s’avère être bien plus mauvais que le TCE.
Lorsqu’ils ont construit leur réthorique du « Plan B », les partisans du non n’ont pas réalisé que le Plan B en question pouvait en fait être pire que le Plan A ; ils ne peuvent désormais s’en prendre qu’à eux-mêmes. Au lieu d’inciter, voire d’encourager, les gens à ne pas voter ou à s’opposer bêtement à toute proposition concrète, on ferait mieux de bien les faire réfléchir à toutes les implications de leur vote et d’essayer de regarder autre chose que leur nombril au moment de voter.
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