J’entendais hier sur France culture une interview d’un jeune « du voyage » sédentarisé dans le secteur de Strasbourg. Il parlait avec beaucoup de simplicité (et pas mal d’amertume) de ses conditions de vie. Il signalait aussi que sa famille était en France depuis plus de 700 ans et ajoutait spirituellement « tout le monde ne peut pas en dire autant », suivez son regard...
La loi dit que certaines personnes d’origine étrangère sont devenues françaises. Il n’y a pas à y revenir, point barre ! La question n’est pas de savoir où vont échouer les « déchus ». S’ils ont commis un crime, ils échouent en prison, purgent leur peine puis ressortent comme tout Français. Le commentaire de DDT 99 m’ennuie, car il m’oblige à répondre comme des gens que globalement je n’approuve pas (c’est peu dire !) : Fofana s’était enfui en Côte d’Ivoire après son crime ce n’est donc pas un argument de se demander où il pourrait éventuellement être expulsé. Il ne doit pas l’être, c’est tout.
Au moment du débat sur l’acquisition de la nationalité française je me posais une question d’école : je refuse de chanter la marseillaise, un hymne qui, dans le contexte de sa création, pouvait avoir un sens (et encore), mais est d’une violence inacceptable de nos jours. Je suis donc indigne d’être Français et, sur ce point, je m’en vante. Je ne comprends donc pas qu’on puisse exiger d’un aspirant ce qu’on n’a pas les moyens d’exiger de moi.
Si le traitement est différent dès l’acquisition de la nationalité, rien d’étonnant à ce que le traitement pénal ensuite le soit également. Deux poids deux mesures, c’est exactement le contraire de la justice.
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