Merci Radiopirate pour cet article (comme Romaeterna, je me sens moins seule !) , et pour la citation de Chomsky qui le conclut, parole évangélique s’il en est ! De proche en proche en effet... C’est ma propre foi.
Le plein emploi a bien plus de chances (à mon avis) de résoudre le problème budgétaire des retraites et dans la foulée celui de la sécu. Il est invraisemblable que de soi-disant économistes puissent croire réellement que l’allongement de la durée du temps de travail puisse être l’unique solution, quand on calcule ce que les cotisations des actuels chômeurs de moins de 60 ans, s’ils étaient salariés, combleraient déjà, sans compter en effet l’économie d’allocations Assedic.
Et déjà faudrait-il qu’on puisse trouver un boulot en rapport avec sa formation et son expérience quand on a plus de 50 ans et moins de 30 ! Alors à plus de 60, imaginons des files d’attente à Pôle Emploi... La retraite à 62 ans, c’est tout simplement deux ans de plus de cotisations Assedic ou de RSA.
Cette réforme n’est que :
- soit l’aveu d’échec de M. Sarkozy qui se promettait d’être le président du « plein emploi et du pouvoir d’achat » ; on serait mort de rire, si on avait encore la joie au cœur...
- soit une gigantesque arnaque « scientifiquement » mise en scène chiffres à l’appui, au profit de ces nouveaux aristocrates (auxquels il manque tragiquement la noblesse de chevalerie), industriels et financiers amis et/parce que pourvoyeurs de fonds du pouvoir politique. Travailler plus pour (faire) gagner plus... Un petit verbe passé en mode subliminal dans la diffusion du slogan...
Quoi qu’il en soit, incompétence ou arnaque, dans un cas comme dans l’autre, ça s’appelle abus de confiance, et c’est « normalement » passible des tribunaux. Mais en attendant (arf-arf) qu’un jour un tribunal nous rende justice de toutes les incompétences et malversations dont nous avons été en tant que citoyens victimes de la part de nos élus, la réalité immédiate c’est que les profits que NOUS avons engendrés par NOTRE travail DOIVENT NOUS revenir.
On hallucine quand on entend les appels à la « raison » économique par rapport à l’évolution démographique et l’allongement de l’espérance de vie. Cette soi-disant « raison » n’est que l’encens vénéneux brûlé devant le dieu du pouvoir et de l’argent, fumée hypnotique destinée à nous embrumer la Raison, justement : la Raison, la vraie, que n’aurait sans doute pas reniée Descartes, c’est qu’il ne s’agit pas de trimestres de cotisations par rapport à la durée de vie, mais qu’il s’agit des profits que notre travail et notre savoir-faire ont engendrés au cours de notre vie professionnelle au profit du patrimoine économique national (donc le nôtre, n’est-ce pas, selon l’étymologie du mot Res Publica) et qui financent largement le repos dont nous avons acquis le droit après 40 ans de sueur, d’angoisses, d’heures de vie perdues (on les compte, celles-là, dans les trimestres ?) dans les transports en commun, de sacrifice de notre vie de famille et j’en passe de plus belles, que seuls connaissent ceux qui les ont goûtées, ils se reconnaîtront.
Notre retraite, nous l’avons déjà largement financée, mais ce qui devrait nous en revenir a été siphonné au passage par les actionnaires (non-productifs, eux, ou bien je me trompe ?) qui financent les campagnes des élus politiques pour leurs bons services et les bonnes lois qu’ils ont en échange promis de faire voter, lesquels élus (du moins une large partie desquels, et paix aux âmes des derniers intègres d’entre eux) ne se privent pas de garantir sur le contribuable leurs propres privilèges.
Dans cette belle (autre) réforme de l’enseignement, je pense qu’il eût été de bon ton de prévoir ne serait-ce qu’un trimestre (de cotisations ?) pour enseigner aux jeunes citoyens le sens étymologique du mot Démo-Cratie...
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