Halte à la déprime ! La France est encore bien vivante
La France n’est pas à l’agonie. Il serait peut être bon de le dire, çà aussi, aux Français. Quand on croit que quelqu’un est mort, il est assez difficile de penser à appeler les urgences. On appelle plutôt les pompes funèbres. Il faut sortir du fatalisme !
Ce qui est à l’agonie, c’est son système politique...Ce n’est pas la France qui coule...Ce sont ceux qui depuis tant d’années se lancent le pouvoir, comme une balle dans une partie de ping-pong. Il est bien de parler des soucis de la France...Quel pays n’en a pas ?...Mais pourquoi toujours oublier la belle France, qui nous permet d’aligner quand même des niveaux mondiaux fort satisfaisants ? Etre la sixième puissance au monde, ce n’est pas rien !
Premier exemple : nos échanges commerciaux. En 2004, on nous annonçait un déficit de 8,4 milliards d’euros, et pire, en 2005, on passait à 26,4 milliards. Certes, c’est inquiétant...Les déficits n’étant jamais très bons...Mais faut il aller jusqu’à les considérer comme dramatiques ? On serait t’on bien inspiré, alors, d’aller jeter un coup d’œil auprès de nos voisins européens ? On constaterait ainsi que la Grande Bretagne, et l’Espagne, accusent, de leur coté, des déficits de 90 et 105 milliards ! On est quand même loin de notre propre déficit ! Mieux, vous verriez que ce déficit représente 1,5% du PIB, contre 8% pour les USA, 10% pour la Grande Bretagne, et 15% pour l’Espagne. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’euro n’est pas en cause...Pas plus que coût du pétrole (sachant qu’on a dû acheter moins de pétrole, en raison de l’hiver très doux que nous avons connu) la Chine, ou le Japon !...Ni même nos « archaïsmes » ! (Les économies très libérales, comme les moins libérales, étant touchées) Par ailleurs...Mais pourquoi aucun politique ne le dit il ?
La France est aujourd’hui le deuxième exportateur mondial, derrière l’Allemagne. Un Français exporte ainsi 60% plus qu’un Américain, 30% plus qu’un Anglais, et 40% qu’un Japonais. Qui a dit que la France était un pays peu ouvert ? Et tient puisqu’on parle de l’Allemagne, pourquoi aucun politique (qui doit en principe être plus au courant que les citoyens de ces choses là) n’a-t-il fait la remarque que contrairement à l’Allemagne, spécialisée dans les biens d’équipement (actuellement menacés par la concurrence chinoise), notre propre commerce commercial était plus diversifié, avec des produits agroalimentaires à forte demande...Et des produits de luxe qui suscitent la convoitise des « nouveaux riches », de plus en plus nombreux...Particulièrement en Chine ...Et sans risque de concurrence importante...Les Chinois étant extrêmement attachés au « made in France » en la matière ;
Bref, si la France industrialisée bât de l’aile (comme d’ailleurs sa consœur...Espagnole ou Anglaise)...Le « made in France » ne s’est jamais aussi bien vendu lui ! Enfin, la France est devenu cette année, le deuxième investisseur mondial à l’étranger. Qui le sait ? Il serait peut être bon pourtant de s’y intéresser...Ne serait ce que parce que ces investissements directs à l’étranger font « rentrer » en moyenne par an...20 milliards d’euros de revenus financiers...Ce qui n’est pas mal, pour l’équilibre de ses comptes extérieurs !
Deuxième exemple : l’attractivité de notre pays. Quand on entend parler les politiques, on dirait que la France est un pays sclérosé. Que la France ait une fiscalité complètement idiote, sans aucun doute. Que les lois et les règlements, qui fluctuent en permanence soient des choses qui puissent rebuter les investisseurs dans notre pays, rien d’étonnant ! Que le coût du travail soit plus cher qu’en Asie, et particulièrement en Chine, c’est une évidence ! Mais arrêtons de noircir le tableau, voulez vous. Cette « vieille » France...À l’étranger...C’est un Eden ! Pourquoi ignore t on bien souvent que notre France est le quatrième pays a bénéficié le plus, de l’attention des investisseurs étrangers ? Et que cette France, si diffamée, est par ailleurs, le deuxième pays d’accueil desdits investissements d’Europe...Notamment devant la fusée Allemande ? Ou la pétillante Espagne ?
16 000 entreprises étrangères se sont installées en France, en 2006...Et ont créé 33 427 emplois ! Preuve sans doute que la main d’œuvre française suscite des convoitises. Qui l’aurait cru ? Cessons aussi de comparer ce qui ne peut l’être. La meilleure protection sociale...Elle est chez nous ! Le meilleur système de santé...Aussi ! Les services publics...C’est aussi une invention française ! Alors oui, il y a pas mal d’impôts en France...Mais au vu de toutes ces choses, qu’on ne retrouve certes pas aux USA ou au Japon, le choix n’est il pas vite fait ?
Rajoutons à cela l’extrêmement bonne position de la France (géographique, historique, politique), sans oublier son « art de vivre » fort recherché, et la...Polyvalence des Français...Sans oublier la gastronomie (çà compte si on doit choisir entre la Grande Bretagne et la France)...Le moins qu’on puisse dire, c’est que de ce coté là, on est pas mal.
Troisième exemple : les délocalisations. Qu’il y ait des délocalisations, personne ne peut le nier. Que le rythme de celle-ci ait également pris de l’ampleur, sans aucun doute. Pour autant, est une situation catastrophique ? Non. En effet, les délocalisations ne concernent que 0,5% des personnes qui perdent un emploi, comme le révèle le livre « chômage : fatalité ou nécessité » paru en 2004...Et qui base son analyse sur des enquêtes de terrain et les données internationales. Chaque année, comme nous l’apprennent les auteurs, « chaque jour ouvrable, 10 000 emplois disparaissent, mais un peu plus sont créés ». Bref, on arrive ainsi à faire un calcul qui donne 2,3 millions d’emplois qui disparaissent chaque année. De quoi s’agit il ? Pour 6 000, des personnes qui démissionnent. Pour 4 000 des personnes qui partent à la retraite. Ainsi, entre les années 70 et 2000, l’économie française a détruit 15% de postes de travail...Et en a créé dans le même temps 15,5% de quoi assurer une croissance nette de l’emploi par an, de 0,5%. Qui sait çà ? Personne. Y a-t-il enfin un homme politique qui dira toute la vérité, rien que la vérité ?
La manière dont cette question des délocalisations, est traitée par les médias, ne serait elle pas la grande responsable du sentiment hostile (et légitime) à l’encontre des délocalisations ? Ne pourrait on pas demander un effort de ce coté là à ces derniers, pour qu’il travaille le sujet des plans sociaux avec plus de professionnalisme ? En séparant les plans sociaux venant du phénomène délocalisation, et ceux, plus importants, venant de la pénétration des fonds de pension étrangers dans nos entreprises ? Au lieu de diaboliser en permanence les délocalisations, dont on vient de voir quelles ont un impact quasi nul, ne pourrait on pas plutôt « faire la guerre » aux fonds de pension étrangers, en incitant les Français à utiliser leur épargne en l’investissant dans nos entreprises, en créant - pourquoi pas - des fonds de pension à la française, en nous protégeant, notamment avec la golden share. Si on part en guerre, autant savoir qui est le véritable ennemi.
De même on parle souvent du textile et de son déclin, d’une manière générale. Or, si on creuse un peu, mais encore faut il en faire l’effort, on s’aperçoit que le fameux textile en déclin crée presque autant d’emplois que la parfumerie (7,1% contre 7,3%) On constate pareillement que si le textile traditionnel subi de plein fouet la concurrence asiatique, le textile technique (matériaux high-tech pour l’aviation par ex) échappe lui à cette concurrence, ce qui d’ailleurs se vérifie par le fait que l’entreprise Thuasne soit aujourd’hui encore leader européen du textile médical...Peut être au cours de vos déplacements l’avez-vous visité. Elle se trouve à...Saint Etienne. Enfin, en moyenne, une entreprise qui crée un emploi embauche trois personnes et se séparent de deux autres. Mieux ce sont les entreprises qui détruisent le plus d’emplois, qui en créent aussi le plus, dans le même temps. Le chômage peut donc être considéré comme un rouage indispensable du processus de croissance. C’est dire à quel point l’activité qui consiste à le gérer efficacement pour permettre à chaque demandeur d’emploi de retrouver un emploi aux nouvelles donnes de l’économie, est une activité hautement lucrative qu’il vaudrait mieux confier à des professionnels de la chose plutôt qu’à des fonctionnaires persuadés que le chômage est le produit de la mondialisation ou de l’ultra libéralisme des patrons.
Quatrième exemple : la pauvreté. En 2003, le nombre de « pauvres » en France s’élevait à 3 694 000 personnes...Contre 5 785 000 en 1970. Le taux de pauvreté qui était alors de 12% est descendu à 6,3%, toujours pour l’année 2003. Pourquoi alors cette insistance sur le fait que la pauvreté se serait aggravée ? Et pourquoi ce sentiment que les choses empirent ?
—D’abord parce que la pauvreté a changé de visage. Hier, les pauvres s’étaient des personnes âgées, qui ne mangeaient pas à leur faim, et qui avaient plutôt honte de leur position, et se cachaient souvent des autres, et n’avaient pas d’autre chez soi que la rue. Aujourd’hui, ce sont beaucoup de femmes divorcées, ou célibataires, qui élèvent des enfants (souvent en bas âge), des jeunes, des vieux, des personnes qui bien souvent mangent mal, et sont menacées d’obésité précoce. Ces nouveaux « pauvres » disposent souvent d’un logement qu’ils ont du mal à payer. Hier, les « pauvres » vivaient surtout à la campagne. Aujourd’hui, ces mêmes « pauvres » vivent dans des zones industrielles en déclin, dans les centres des villes moyennes, et dans les périphéries des grandes métropoles.
—Ensuite, parce que la France a, contrairement à beaucoup de pays européens, beaucoup d’associations, tels le Resto des cœurs, ou les Petits Frères des pauvres. Donc, évidemment, elles ont un écho médiatique, et comme les « bénéficiaires » de ces associations semblent toujours plus nombreux, il est évident que les Français doutent de la baisse de la pauvreté. On oublie cependant que la plupart des associations se sont développées dans les années 80-90, et que leur aspect médiatique a mis du temps à se mettre en place. Par conséquent, si le nombre d’associations s’est multiplié, cela ne signifie pas pour autant que la pauvreté a augmenté proportionnellement. Cela signifie simplement que peu à peu, des personnes n’ayant pas de logements se sont adressées à ces associations. Cela signifie aussi que des personnes qui jusqu’ici pensaient ne pas avoir nécessité d’aller au Resto des cœurs, on finit par y aller. Cela signifie aussi que les artistes se sont de plus en plus impliqués, et ont renforcé l’effet médiatique de ces associations. Les « rendez vous » se répétant, il est normal que les Français aient peu à peu jugés que la pauvreté continuait à prendre de l’ampleur...Alors que dans les faits...Elle diminuait.
—Enfin, ce sentiment s’explique aussi par la batterie de protection sociale de ces dernières années et aussi l’émigration. CMU, RMI, Prime pour l’emploi, APL, etc. Comme chacun, Français ou non, peut y avoir droit, l’accumulation de ces différents « systèmes » et le fait de parler de plus en plus quotidiennement des Rmistes, des CMUistes, etc., a laissé croire à une sorte de prolifération de la pauvreté.
Cinquième exemple : les inégalités. Alors que les Français sont persuadés que les inégalités se sont accrues ces 20 dernières années, toutes les statistiques (et pas seulement nationales) montrent le contraire ! La France d’aujourd’hui est beaucoup moins inégalitaire que la France prospère des 30 glorieuses ! D’abord, l’écart entre les 10% des ménages les mieux lotis, et les 10% les moins bien lotis, qui était de 3,5 en 1975, est passé à 3, en 2004. Le seul moment où ce taux s’est redressé, c’est entre 1983 et 1993, une période où les socialistes ont été au pouvoir pendant au moins huit ans ! Pourquoi aucun homme politique ne le dit il ?
Ensuite, si on compare la France à ses voisins, certes elle apparaît plus inégalitaire que les pays scandinaves...Mais beaucoup moins que l’Irlande ou...L’Allemagne ! Comment expliquer alors le sentiment des Français ? Sans doute parce que l’actualité fourmille en faits divers qui alimentent le sentiment d’un accroissement des inégalités, notamment par les images médiatiques des plans sociaux mis en opposition avec les salaires excessifs de certains dirigeants, profitant de plus de stocks options.
Un être humain à des qualités et des défauts, et essaye toujours de se valoriser. Pourquoi aucun homme politique n’a-t-il la volonté d’effectuer le même travail pour la France ? Certes, beaucoup de Français souriront, voire pire, s’esclafferont, quand ils apprendront (s’ils l’apprennent un jour) que la très sérieuse Association de Capital Investissement et du cabinet KPMG place le « site France » au 2ème rang des pays européens les plus accueillants pour les investisseurs, après l’Irlande, mais avant l’Allemagne ou la Grande Bretagne. C’est en fait parce qu’ils ignorent que leur pays a des atouts. Des atouts que nos chers politiques - stratégie électorale oblige ? - s’évertuent à cacher à la Nation. Combien de temps encore ?
Que 47% du capital de nos 40 premières entreprises soient en 2006 détenu par des résidents étrangers contre 33% en 1997, explique bien la schizophrénie d’un pays qui a l’un des plus forts taux d’épargne...Au monde !...Parmi les pays industrialisés, mais qui n’oriente pas cette épargne sur ses propres entreprises...Image négative du CAC 40 et des entreprises en général...Et souci de l’Etat de trouver dans l’épargne des Français de quoi financer les dépenses courantes, par le biais de taux attractifs...Oblige !
Des entreprises grandes et moyennes qui ont démontré leur capacité à surmonter le choc de la Mondialisation mais qui, pour les plus modestes, se retrouvent trop souvent étranglées par des prélèvements sociaux et fiscaux excessifs...A quand la TVA sociale ?...Des réglementations tatillonnes (qui changent en permanence) et des besoins de trésorerie liés à la longueur excessive des durées de payement (réduire à 30 jours...Disons 60 jours...Les durées de payement des administrations et de la grande distribution serait bien !)
On a par ailleurs annoncé que la France, contrairement à ses voisins, avait une fois de plus battu son record de fécondité...Mais l’information est passée presque avec indifférence. Comment comprendre qu’aucun politique n’ait compris que la démographie française est une réponse à des problèmes franco français, mais aussi une réponse...Européenne ? (Notamment pour éviter des immigrations massives) « Il n’y a de richesses que d’hommes » disait Jean Bodin. Pourquoi cet atout considérable de notre pays n’est il pas mis en avant ? Et pourquoi faute d’une politique familiale responsable, une Française qui voudrait un enfant de plus, doit elle y renoncer...Pour des questions économiques !
Dans un pays qui a choisi un système par répartition, ce ne sont pas les cotisations versées au long de la vie active qui serviront à payer les pensions, mais les cotisations que payeront les actifs au moment où les précédents actifs, devenus seniors, s’arrêteront de travailler. Dans ce système qui dépend de la démographie (mais tous les Français l’ont-ils compris ? Et pourquoi aucun politique ne s’est il assuré que ce fait est une évidence dans la tête de tous nos citoyens, sachant qu’il s’agit quand même d’un enjeu majeur pour notre France ?), le droit à la retraite n’est pas un droit acquis.
En fait, et c’est un peu réducteur, mais chaque fois qu’un petit Français naît, les actifs actuels devraient se réjouir. Car si en finance, les crédits font les débits, en matière de démographie, les bébés font les retraites. Ce n’est pas un hasard si en Allemagne, et en Espagne, pour ne citer qu’eux, l’âge de la retraite a été allongé à 65, 67 ans. Ils savent bien que moins de bébés sont nés sur leur sol.
Même chose. Nous avons le meilleur système de santé...Mais celui-ci est très coûteux. Faut il s’en étonner quand on constate que 90% des consultations chez un médecin de ville Français, donne lieu à la délivrance d’une ordonnance, contre 43% aux Pays Bas, sans que rien ne permette de dire que l’Etat de santé des Français est deux fois plus désespéré que celui des Hollandais. Complaisance des médecins ? Menace des patients ? Remboursement qui passe pour gratuit, et donne l’impression de pouvoir agir à sa guise ? Faut il encore s’en étonner, quand nous sommes encore bien loin de la mode générique ? Pour des raisons d’ailleurs assez simple : bien souvent les médecins connaissent les marques, beaucoup moins les molécules. Résultat ? Pour l’Assurance Maladie, c’est une facture sympathique. Rajoutons à cela les lobbies...Qui jouent à la fois sur la France, et sur l’UE. De ce point de vue, l’automédication est une assez bonne chose. Faut il encore une fois s’en étonner quand au moins 3% du PIB sert à payer le « stress »...C’est-à-dire tous les anti-dépresseurs, pris par nos citoyens, si productifs ? Par conséquent, puisque la productivité phénoménale des Français tombe dans la poche de l’entreprise, pourquoi l’Etat devrait il payer la contrepartie, qui en est une dose de stress, qui fait que depuis les années 80, le taux d’antidépresseurs a augmenté de 5 points ! Forcément, cela grève le budget de la Santé !
Toutefois, à cette déprime généralisée, qui fait que notre pays enregistre 10 000 suicidés pour l’année, il faut aussi chercher dans les « préoccupations » des Français, qui sont, et là tout le monde peu répondre sans problème : le chômage et le pouvoir d’achat. Sans revenir sur les chiffres - contestables en cette fin de législature - on peut se demander pourquoi dans les mêmes conditions que ses homologues européens, la France est à ce point dans une situation désastreuse, dans ces deux domaines.
Tout d’abord, le Gouvernement actuel, à force de remonter le SMIC en permanence, en laissant tomber les autres salaires, plus hauts, à favoriser une smicardisation de la société. Le sentiment de précarité, et surtout de baisse des salaires, n’est donc pas une fiction. Pour s’en convaincre, il suffit de voir qu’en France, le PIB par habitant est de 8%, celui des Anglais ou des Suédois étant de 15% et 25%. Parfois, un chiffre vaut mieux que tout discours ! Qu’il y ait par conséquent, dans « l’opinion » le sentiment que la vie est plus difficile qu’hier est un sentiment parfaitement justifié tant il est vrai que le salaire de la majorité des Français n’est pas élevé ! Quand en Ile de France (la région la plus prospère) un habitant gagne en majorité 1315 euros, il est évident qu’il peut se demander comment il a pu en arriver là !
Le pouvoir d’achat a diminué, disent les Français...Contrairement aux statistiques. Qui a raison ? Personne en vérité. Le pouvoir d’achat a bien augmenté, les salaires ayant progressé sur les trente dernières années...Seulement, ce que reçoivent les Français, c’est un revenu net, et non brut. Ne serait ce pas plutôt les prélèvements qui auraient flambé ? Mais avant de s’intéresser aux prélèvements obligatoires, on peut déjà entrevoir le nœud du problème. Un Danois travaille aujourd’hui, de même qu’un Anglais, 30% plus qu’un Français. Résultat, son salaire est...Et c’est évident...Supérieur à celui des Français. Pour déterminer la différence des niveaux de vie, il ne faut pas être un grand clerc, et regarder le nombre d’heures travaillées, en une année en France. Il est évidemment bien inférieur à celui de nos voisins...Si la France était dite prospère dans les années 60, c’est aussi parce qu’on y travaillait plus que chez les autres...Et s’il fallait un démenti aux 35 h, on pourrait toujours dire que dans ces années là...On avait le plein emploi.
Bref, travailler permet de donner du travail à d’autres. Un constat de bon sens partagé par les Français à revenus modestes, qui ne sont que 30% a estimé avoir gagné des choses, avec les 35h. Mais revenons maintenant aux prélèvements obligatoires, et impôt en tout genre. La France est le pays dont le ratio d’endettement a le plus augmenté depuis dix ans et c’est également le pays où les dépenses se sont accrues le plus.
C’est bien le contraste entre le poids des dépenses sociales en France (près de 30% du PIB) et leur faible efficacité par rapport à celle des pays qui y consacrent autant ou moins que nous, qui alimente le moral en berne des Français. En 10 ans, la dette est passée de 81% du PNB à 44% au Danemark, de 75% à 51% en Suède, de 60% à 45% en Finlande, et...de 52% à 65% en France. Et s’il y avait un lien de cause à effet entre l’endettement de la France et la stagnation du pouvoir d’achat des Français ?
Pourquoi cette interrogation, qui pourrait être une affirmation, ne ferait elle pas l’objet d’un débat au cours de l’élection présidentielle ?
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