L’autodestruction de l’Humanité - Suite - I - Environnement
L’AUTODESTRUCTION DE L’HUMANITE – SUITE – I
Dans l’article précédent, nous avons identifié quatre dangers majeurs qui menacent la survie de notre espèce.
Dans le présent article, nous examinerons des mesures précises qui pourraient permettre de freiner puis de stopper la dégradation et la destruction de notre environnement.
En dépit des dénégations virulentes des climato-sceptiques, l’impact de l’activité humaine sur notre planète est chaque jour plus évident et nuisible.
Certes, la planète nous survivra et la vie renaîtra dans toute sa splendeur une fois notre espèce disparue dans le néant.
Mais, observer passivement cette issue inéluctable se rapprocher est totalement inutile.
Il faut au moins tenter d’identifier une série de mesures permettant d’arrêter cet engrenage mortel puis essayer de convaincre nos contemporains de la nécessité de les adopter.
Plusieurs domaines sont concernés.
A- Domaines de la production, de la consommation d’énergie et des transports :
Dans les pays développés, il faudrait à partir de 2025 :
- supprimer tout véhicule ( deux roues,motos, automobiles, camions, autobus, engins industriel s ou domestiques ) alimenté à l’essence ou au diesel à l’échéance 2025 dans les villes de plus de 50000 habitants et sur l’ensemble de nos territoires à l’horizon 2030,
- rendre obligatoire la neutralité énergétique pour tout nouveau bâtiment construit ainsi que l’installation de panneaux solaires sur tous les bâtiments neufs ou anciens.
- programmer des travaux d’isolation permettant de porter le coefficient d’efficacité énergétique à un minimum de 80% d’ici 2030 dans l’ensemble du parc de bâtiments.
- supprimer l’usage du fuel d’ici 2040 pour la production industrielle et d’ici 2030 pour le chauffage domestique.
- programmer un objectif général de stabilisation de la consommation globale d’énergie au niveau 2025.
- instaurer l’objectif de porter à 50% de la production d’énergie (stabilisée au niveau de 2025) la part des sources d’énergie renouvelables d’ici 2030.
Dans les pays pauvres et en voie de développement, des objectifs identiques devraient être programmés avec un décalage de 10 ans pour les mesures concernant les transports et les bâtiments neufs et de 20 ans pour les mesures relatives à la stabilisation globale de la consommation d’énergie, à l’isolation du parc de bâtiments ainsi que pour atteindre l’objectif de 50% d’énergies renouvelables dans la production totale d’énergie.
B- Domaines de l’exploitation du territoire, de la production agricole, de l’ industrie agro-alimentaire, de la protection des espaces naturels et de la biodiversité :
Dans les pays développés, il faudrait :
- supprimer toutes les incitations, subventions et aides financières agricoles à la production intensive ( culture/élevage/pisciculture ) et réorienter ces aides vers l’agriculture 100% bio et l’entretien des forêts et de l’environnement à l’horizon 2025/2030.
- rendre obligatoire de nourrir les animaux à base d’aliments uniquement naturels et conformes à leur régime alimentaire originel ( pas de produits animaux pour les espèces végétariennes ) et interdire totalement l’utilisation d’hormones et d’antibiotiques d’ici 2025.
- stopper toute agriculture intensive et industrielle ( ainsi que l’élevage confiné et/ou en batterie ) à partir de 2030.
Il faudrait également interdire totalement à partir de 2025 :
- les pesticides et l’agriculture basée sur l’utilisation de produits chimiques.
- l’abattage rituel non conforme aux normes destinées à éviter la souffrance des animaux.
- la chasse à courre.
- la chasse sur 80 % des territoires, en dehors de réserves de chasse privées ou communales, délimitées et totalement clôturées et protéger totalement les espèces sauvages en danger d’extinction.
- la tauromachie avec mise à mort et / ou blessure des animaux ( pose de banderilles ).
- les safaris de chasse à l’étranger et l’importation de dépouilles d’animaux sauvages ainsi que de la taxidermie à usage autre que scientifique ( musées de sciences naturelles).
- les spectacles de cirque avec des animaux sauvages.
- l’importation d’animaux sauvages ( sauf celles destinées à des réserves d’animaux en liberté dans des parcs répondant à des normes strictes fixées par les pouvoirs publics ).
- les zoos où les animaux sauvages sont confinés dans des cages ou espaces restreints.
- le commerce d’ivoire et de fourrures d’animaux sauvages.
- les additifs et colorants alimentaires chimiques, autres que naturels/bio.
Il faudrait enfin :
Instaurer une traçabilité obligatoire et intégrale de l’origine, de la composition, du traitement et de la date d’emballage et de péremption des produits agricoles et alimentaires commercialisés à compter de 2025.
-mener une politique systématique de reboisement et de création de parcs et de réserves naturelles sur 1/3 minimum des territoires nationaux pour 2030.
Dans les pays pauvres et en voie de développement, des mesures identiques s’appliqueraient avec 20 ans de décalage sauf pour le commerce des ivoires, des fourrures, la protection des espèces sauvages menacées ( pour les espèces non déjà protégées) et l’interdiction de la déforestation pour lesquels la date de 2025 s’appliquerait.
En outre, il serait opportun de signer des accords et Traités internationaux prévoyant :
- la création d’espaces interdits, par rotation décennale, à la pêche autre qu’artisanale dans toutes les mers et océans du globe, ces espaces couvrant ¼ de la superficie totale des espaces marins terrestres d’ici 2030 .
-l’interdiction totale et permanente de l’exploitation des ressources des espaces polaires au nord comme au sud de la planète d’ici 2025.
C-Domaine du traitement des déchets et des rejets :
Dans les pays développés, il faudrait interdire :
-tous les rejets domestiques ou industriels non traités à 100% dans les rivières, cours d’eau, étangs, marais, étendues aquatiques, nappes phréatiques, mers et océans, ou autres espaces naturels d’ici 2030 au plus tard ( ainsi que les nettoyages, vidanges et dégazages sauvages des navires en mer ).
-les emballages plastiques ou autres, non recyclables et/ ou biodégradables en 2025.
- toutes les décharges, publiques ou privées, de produits liquides ou solides ne répondant pas à des normes strictes de protection de l’environnement en 2025.
-les rejets industriels ( liquides et gazeux) toxiques en 2025 et tout emploi de gaz à effet de serre en 2030.
-les exportations/importations de déchets toxiques en 2025 .
- Enfin, il conviendrait de rendre obligatoire le tri, le recyclage, et le traitement intégral des déchets domestiques et industriels en 2025 .
Dans les pays pauvres et en voie de développement, on adopterait les mêmes mesures avec un décalage de 20 ans sauf pour les mouvements internationaux de déchets toxiques applicables dès 2025.
D-Domaine de la Production industrielle :
Il faudrait interdire l’obsolescence programmée des appareils et produits domestiques/industriels produits ou importés en 2025 pour les pays développés et en 2030 pour les productions d’ autres pays.
E-Programmes internationaux de nettoyage :
Dans les pays développés comme dans les pays pauvres, il conviendrait de créer de grands programmes de nettoyage et de ramassage des déchets solides dans les villes, les campagnes, les forêts, les rivières, espaces aquatiques, plages et rivages maritimes en faisant appel à des bénévoles et à des emplois aidés réservés aux jeunes sans travail et aux chômeurs de longue durée.
Il faudrait également conduire des campagnes de sensibilisation à la préservation de l’environnement au bénéfice de tous à partir de 2020/ 2025.
F- Création d’un Fonds Vert Mondial :
Pour aider les pays pauvres à se mettre en conformité avec les normes précitées et leur permettre de financer les programmes envisagés et le reboisement des forêts équatoriales et tropicales, il faudrait prévoir d’importantes ressources financières.
La création d’une taxe prélevée sur les industries polluantes des pays développés et en transition - taxe calculée proportionnellement à leurs rejets annuels, liquides, gazeux et solides - dont le montant serait reversé dans un Fonds Fiduciaire puis réparti par la communauté internationale entre les différents pays pauvres bénéficiaires permettrait de dégager les moyens nécessaires au financement de ces programmes ( avec un montant à prévoir de l’ordre de 500 milliards par an ).
Conclusion :
Toutes les mesures résumées dans les paragraphes précédents, même si elles sont loin d’être exhaustives et suffisantes, sont indispensables pour assurer notre survie et conserver la biodiversité sur notre planète à l’horizon de la fin du siècle.
28 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON