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Accueil du site > Tribune Libre > Un monde de fous. L’économie du 21ème siècle est une guerre froide (...)

Un monde de fous. L’économie du 21ème siècle est une guerre froide financière

Barack Obama vient de réclamer 80 milliards de dollars pour financer les différentes opérations militaires des States. Dans quinze jours, le chiffre du chômage de mars sera annoncé. La FED a placé ses taux d’intérêt au plus bas. Et pour la première fois de sa longue histoire, la Caisse des dépôts affiche un déficit. Quel est ce monde de fous où nous vivons ?

La récession se dessine après les couacs financiers de grande ampleur. Il n’y a pas d’échelle de richter pour mesurer l’ampleur des séismes financiers. En faut-il une ? Nous ne comprenons rien à cette crise sauf deux ou trois éléments bien tangibles. Le premier, c’est que les banquiers ont joué avec des crédits, des produits dérivés, des titrisations, des assureurs, et que la pyramide n’était pas solide. Alors les plus fragilisés sont tombés mais la plupart des institutions financières ont été rafistolées, un peu comme de vieux immeubles prêts à s’écrouler auxquels on applique des matériaux divers, poutres en aciers, injection de béton, rivets, etc. pour les empêcher de tomber. Les Etats ont largement contribué à renflouer les banques. Second fait visible, surtout pour les personnes concernées. Les licenciements, le chômage technique et le chômage endémique, notamment pour les seniors et les jeunes. La masse salariale entre dans la comptabilité des entreprises. Quand les temps sont durs, on limite les embauches.  

Pourquoi cette situation ? Certains analystes ont vu juste, pointant l’économie de casino qui s’est greffée sur l’économie réelle. La concentration des liquidités a engendré un surplus de masse financière demandant des rendements conséquents. Or, c’est l’économie réelle, autrement dit, le retour après investissement, qui produit les profits dans un système vertueux. Pour qu’il y ait retour, il faut un équilibre, un juste rapport, entre la masse monétaire servant aux échanges de biens de consommation et la masse d’épargne et de liquidités permettant d’investir. Du coup, les capitaux en excès se sont déplacés sur un marché artificiel de spéculation, de produits dérivés, de crédits donnés imprudemment et dont le risque était revendus à d’autres. Or, cette économie étant découplée de l’économie réelle, elle ne crée par de richesse, elle est à somme nulle, sauf si elle siphonne l’économie réelle, ce qu’elle a réussi à faire et les Etats n’ont fait que soutenir et assurer en dernier ressort les pertes de ces jeux de casino.  

Peut-on dire que cette crise ressemble à 29 ? Ayant assisté à une réunion organisée par les Verts à Talence, j’ai cru comprendre que la pensée dominante en économie (traduire la pensée des dominants) serait incarnée par B. Bernanke, actuel directeur de la FED et O. Blanchard, directeur économique au FMI. Ces deux là font la même analyse. La récession de dix ans des années 30 aurait été due à une mauvaise intervention de la banque centrale et à un manque de liquidités pour l’économie. Ouf, la leçon a été tirée, nous sommes sauvés, les banques renflouées et les taux d’intérêt des banques centrales sont au plus bas, pratiquement zéro pour la FED, alors l’économie sera relancée à une date prochaine, quand la croissance redeviendra positive. Grâce entres autres choses à du crédit à la consommation distribué à nouveau et aux fonds propres dont disposent les banques. Qui échaudées par la crise et la pollution du système financier par des produits toxiques, n’osaient plus prêter de l’argent de peur de choper quelque créance pourries du fait de l’interaction des opérations d’affaires et de l’opacité des produits dérivés. La belle époque de la ruée vers les contrats juteux, avec les primes pour les cadres, traders et autres courtiers, est révolue ou du moins mise en suspension.

Alors, je me pose une question et je ne devrais pas être le seul pour peu qu’on ait posé le problème comme je l’ai fait. Comment se fait-il que les Etats aient laissé glisser l’économie vers cette dérive toxique ? Rappelons que les premières bulles se sont placées sur les marchés boursiers, avec des krachs à répétition, notamment celui sur les valeurs des nouvelles technologies. Ensuite, bulle sur les marchés des produits dérivés et sur l’immobilier, avec les subprimes qui ont mis en difficulté les banques, et pas effet de domino, tous les prolongements sur les assureurs alors qu’une autre bulle s’était dessinée sur les matières premières. Un « économiste sensé », prenons le allemand ; dans ce pays où l’économie c’est du sérieux, de la production, de l’exportation ; jugerait qu’on est dans une économie de fous.

Et la question cruciale, qui décide que le système doit fonctionner ainsi ? Ce serait étonnant que le monde de la finance ait pu organiser toutes des opérations, ce jeu de casino, sans l’aval des autorités politiques. Essayez d’ouvrir un vrai casino, vous verrez le parcours du combattant auprès de l’administration, allez vendre ne serait-ce qu’un étalage de produits dans la rue que vous serez vite traqué par la police municipale, faites des enchères du Ebay que bientôt, le fisc va venir vous traquer après avoir obtenu votre IP et votre adresse. Pourtant, les autorités ont laissé s’installer ce casino géant mondial de la finance. C’est qu’il y avait quelque part un enjeu, un gain. Le ressort étant le risque, avec des opérations audacieuses et des produits pour assurer d’éventuelles pertes. Il existe une véritable culture des hussards de l’économie, des requins du risques et des affaires, formés aux meilleures écoles et notamment nos très réputés business school que sont HEC et l’ESSEC. Même les ingénieurs des grandes écoles se sont précipités vers la ruée sur la finance, espérant gagner le double qu’en « végétant » dans une entreprise à encadrer une production ou faire de la recherche. En fait, les marges de progression économiques des nations étant limitée, et la Chine devenant le pays exportateur du monde, les nations les plus avancées ont déplacé le jeu de la compétition économique depuis l’économie réelle, liée à la bourse et la culture d’entreprise, vers l’économie de casino tandis que les capitaines de la finance ont pris leur marge avec la bénédiction des Etats qui se sont servis de ces jeux financiers et notamment les Etats-Unis en première ligne. La guerre économique se jouait pendant la guerre froide sur la croissance et le progrès technique. Maintenant, c’est une partie de poker qui s’est ajoutée dans cette guerre qui permet tout de même d’engranger suffisamment de pognon pour financer la vraie guerre. Les Etats sont certainement derrière tout ça mais l’opinion croit que ce sont les financiers qui dirigent le monde. L’économie n’est pas tant libérale que nationale capitaliste.

Barack Obama vient de réclamer au Congrès 80 milliards de dollars pour différentes opérations militaires, et pas uniquement l’Irak et l’Afghanistan. Va-t-on dans le mur ? Nul ne sait mais la crise sociale s’aggrave et l’énigme de la démocratie, c’est de comprendre comment une minorité d’élites élues par les peuples gouvernent dans un sens contraire à l’intérêt du peuple ? Peut-être en scindant le peuple en différentes strates. Et en jouant sur les émotions, la peur, les divertissements anesthésiants. Il n’y a même pas de complot ni de direction centrale des opérations de gouvernances des âmes et de l’économie. Les complots, c’est une invention que les braves gens inventent pour ne pas voir qu’ils sont aussi responsables du système. 


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19 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 10 avril 2009 12:32

    Bernard Dugué
    J’ai voté oui pour votre article et c le contraire qui s’affiche. Il est evident qu’avec Obama, ce sytème continu, il va y avoir des déçus. Merci pour cette info tout de même.


    • ZEN ZEN 10 avril 2009 13:05

      Bernard
      Il va falloir prendre son mal en patience. Ce sera plus long qu’initialement prévu...
      D’autant plus qu’Obama subit la pression de Wall Street...et va aggraver la situation ,faute de s’attaquer à la racine du mal

      On aimerait tant se convaincre que ce n’est qu’un mauvais rêve, que cette crise va pouvoir être rapidement résolue, que l’économie va reprendre rapidement les chemins d’antan.
      Le G20 pourrait nous le faire croire, mais ce n’est sur le fond qu’une manifestation de communication, pour calmer les marchés et le l’opinion publique.
      Malheureusement, et parce qu’elle n’a pas encore produit tous ses dégâts, il faut déchanter. Ce sera long, trés long et l’aboutissement sera sans doute inattendu, parce que le diagnostic est limité et les anticipations impossibles.
      Nous subissons les effets cumulés de 30 ans de dérégulation, de déliaison sociale, de précarisation institionnalisée. Comme un lourd pétrolier dont la trajectoire est longue à modifier, nous subissons le cours des choses, qui a échappé à la maîtrise des « décideurs », entrainés par la logique folle du profit maximal et à court terme, mettant à mal l’économie réelle et les salaires.
      Le virage sera long parce qu’il devra etre radical et les forces conservatrices freinent pour faire perdurer une situation qui les arrange égoïstement

      "Dans les premières mois de cette crise nous écrivions que la culture économique des responsables politiques américains, leur foi inébranlable dans les dogmes de l’école de Chicago, les rendaient peu aptes à comprendre la situation et donc à agir efficacement. L’équipe constituée par Obama semble atteinte du même mal." (P.Krugman)
      La fin de la crise ? Ce sera 2015, si tout va bien...


      • Walden Walden 10 avril 2009 13:26

        J’ai trouvé cet article intéressant.

        « Les Etats sont certainement derrière tout ça mais l’opinion croit que ce sont les financiers qui dirigent le monde »

        Mais si les Etats appliquent une politique que l’on pourrait effectivement appeler « national capitaliste », elle leur est bien davantage dictée par l’action efficace de lobbies mandatés par les intérêts de la haute finance, que par la volonté démocratique - exemple type : l’implantation des OGM produits par une puissante firme multinationale malgré une opinion très largement hostile.

        De plus le jeu des transactions internationales permet aux grands groupes industriels d’augmenter encore leurs bénéfices en manipulant les effets de variations des balances économiques des pays auxquels ils ont imposé des clauses spécifiques de limitation des échanges et orienté les législations locales à leur avantage (dans ce système pseudo libéral dirigé en sous-main).

        A vrai dire, les Etats sont sans doute en réalité le deuxième pilier du capitalisme, après celui, culturel, de l’hyperconsommation. C’est d’ailleurs en grande partie pourquoi la capitalisme d’Etat chinois se trouve favorisé dans l’actuelle guerre économique : l’exportation massive permettant d’engranger des profits colossaux ne servant pas qu’à alimenter des appétits d’actionnaires et de banquiers, mais aussi une politique habile d’impérialisme par le dumping social économique - du moins tant que les débiteurs restent solvables, or il y a sans doute encore de la marge, même si elle va s’étrécissant ?

        Pour l’instant, cette stratégie du Cheval de Troie paraît gagnante.
        En tous cas parmi les objectifs à court terme de ce conflit mondialisé qui persiste à vouloir absolument ignorer les bouleversements écologiques qu’il provoque.

        Alors, au fait, vous ne voyez plus la sortie de la « crise » pour 2010 ?  smiley


        • Vinrouge 10 avril 2009 15:38

          Je vais essayer d’apporter un élément de réponse à la question centrale telle que vous l’avez plus ou moins exprimée : quelle mouche a donc piqué les Etats de laisser la Finance prendre le pas sur l’économie de production ?
          C’est selon moi relativement simple : à elle seule l’économie de production « ne rapporte plus assez » (tout est relatif bien sûr smiley) !!
          Examinons les marges dégagées par industrie et quelques exemples :

          • Considérez les dossiers Global 500 du magazine Fortune des dernières années : vous verrez qu’en 2004, parmi les 5 industries générant les marges les + importantes figurent (sauf en 2008) les pétroliers, les labos pharmaceutiques, et toutes sortes de segments des services financiers (les banques et les chambres de compensation - comme Clearstream).
          • Or, pour les pétroliers, si vous regardez les comptes de Total par ex., vous verrez qu’environ 25-30% de leur bénéfices sont dûs à leur activité de Trading (càd, de Bourse). En ce qui concerne les labos, je ne sais pas (mais je pense que c’est pareil : une partie très signficative de leur bénéfs. viennent de leurs activités « bancaires »).
            D’autre part, prenez par ex. les comptes 2007 de Renault ou de PSA : vous constaterez qu’environ 30% des bénéfices avant impôt sont dûs à leurs activités de financement (càd, à leurs organismes de crédit internes), alors qu’elles ne représentent environ que 5% de leurs chiffres d’affaires. 
          • Ces illustrations pour les secteurs industriels montrent que les activités industrielles de production sont des sources de trésorerie pour les activités financières qui dopent les bénéfices !
          Les Etats, quant à eux, taxent les entreprises sur leurs bénéfices (entre autres) : plus les bénéfices sont hauts, et plus le montant des taxes perçues est élevé ! Pas la peine de continuer le raisonnement, à ce stade la conclusion vient toute seule smiley

          On peut se demander maintenant pourquoi les marges sont faibles sur les activités industrielles alors que toutes les entreprises parlent de gains de productivité. C’est probablement lié aux pressions sur les prix imposées par les acheteurs (qu’ils soient des institutionnels ou des particuliers : pour de nombreux produits, on recherche souvent le meilleur prix...)


          • TELQUEL 11 avril 2009 05:36

            Vinrouge,bonjour vous demandez pourquoi les marges industrielles sont faibles ,ce n’est pas a cause du prix de vente,c’est uniquement un choix : le systeme favorise et exonere la financiarisation.Amities a tous


          • ASINUS 10 avril 2009 15:48

            vote oui = - , hi han agoravox hi han


            • Kalki Kalki 10 avril 2009 16:09

              Crise 1929-40 : Des économistes ont détruit les Républiques

              http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22451


              Crise 1929-40 : Des économistes ont détruit les Républiques

              L’histoire contemporaine est sous influence. Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ? À la lumière d’archives françaises et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines de Vichy.

              Présentation :

              Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration économique " avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ? Annie Lacroix-Riz signe Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire de France et au-delà, des relations internationales. Cet ouvrage défend la thèse que les hommes de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue nécessaire par la crise, passait par la défaite française. L’ouvrage montre ainsi, dans une approche nouvelle, que les causes de l’Occupation sont avant tout intérieures. Il aborde la question de la nature des actions menées de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome-Berlin. Surtout, il met en exergue le caractère déterminant de l’économie dans le fonctionnement de la société française des années 30.


              • Kalki Kalki 10 avril 2009 16:20

                Il faut garder en mémoire le crime de haute trahison, contre le peuple, la nation, la démocratie, la république.

                A votre avis on pourrait mettre qui proposer qui pour Crime de haute trahison ?

                Les économistes ? Les néocapitalistes ? Le néolibéralisme ? Tous les idéologues ? Tous les politologue ? Tous les gens de pouvoir ?

                Tous les sarkozistes ? Tatcher ? Berlusconni ? Bush ? Puttin ?

                Toutes les gauches molles qui ressemblent a des droites ? Toutes les droites qui ressemblent a des extrèmes droites ?


              • Kalki Kalki 10 avril 2009 17:36

                « On a donc négocié sur le plan économique et financier d’une part.
                On a saboté le réarmement, le ministre de la guerre constate que Renaud ne veut pas faire de char (... et puis Schneider non plus et puis les autres, ils ne veulent plus, ça ne les intéresse plus )
                donc on ne réarme pas, et le livre montre qu’on n’a pas du tout réarmé plus ( ce qui est une légende très largement répandue)
                La légende c’est qu’on aurait pu gagner, mais on n’a pas eu de chance à cause des 40H par semaine ( et c’est pour ça qu’on ne réarmer pas du tout) et à partir des 48h on aurait réarmé ( c’est entièrement faut , et le livre le montre de manière formelle garantie par la banque de France)

                La banque de France dit : y a toujours pas d’investissement industriel, il y a que de l’investissement spéculatif. ( excusé moi l’investissement spéculatif ça fait pas frabiquer des cannons, et d’ailleurs ça ne donne pas de travail aux horaires qu’on veut, et ça ne vaut rien dans l’économie REEL)

                Cela vous rappelle t’il quelque chose ?

                Donc on ne réarme pas, mais on fait plus que ça, on prépare des plans avec l’étranger (vers l’Allemagne nazie national-socialiste, l’Espagne de franco).
                Donc on ne réarme jamais ( ou si vous préférez dans notre aire on dirait : on ne fait pas tourner la machine de guerre économique)
                Ce que l’on fait : Comme on sait que l’Allemagne va faire guerre, on négocie sans arrêt, on se couche.

                On fait semblant de faire la guerre : on négocie avec l’ennemi au dernier moment pour que l’élite reste roi d’un royaume (cette élite-là aurait pu changer de pays, elle l’a fait, laissé faire, et a favorisé cette invasion).

                Bien entendu que la similitude avec ce qui se passe aujourd’hui est frappante :Vous dites la bourgeoisie, les élites intellectuelles.
                Du point de vue des élites c’est la même chose (soumission aux »mondialismes « nouvel ordre mondial ? Pour le bien de tous ? ça, c’est la question à garder en tête)
                Je dirais que du point de vue des élites intellectuelles : mon sentiment personnel est que la situation est plus grave qu’elle n’était en 1940 .
                L’histoire contemporaine est sous influence, je considère que l’histoire est en posture de dépendance plus grande qu’en 1940.

                 »PS de kalki au niveau psychologique : il y a un effet qui fait que l’on préféra le « voisin le plus proche » (Hitler, franco, Mussolini) aux voisins éloignés (Staline). Finalement sans aucune considération idéologique ou peut-être un peu ? Le communisme (même celui de Staline) ne permettait pas de controler les peuples comme l’ont fait les totalitarismes en cette période, ce qui e ne doute pas doit intéresser toute élite du monde en tout temps même aujourd’hui !(sociologiquement : fascisme et nazisme c’est de la soumission, bolchévisme, prétendument un peu plus tourné sur le « peuple » par le peuple, c’est l’acceptation sans avoir le choix ce qui revient à la même chose au final, un peu comme dans nos « démocraties » pardon république, oh fait communiste et anarchiste ne font pas bon ménage il faut le rappeler)

                _ Il faut les empêcher de nuire
                _ Oui, mais comment ?
                _ Il faut (re) constituer un mouvement (citoyen, humain) qui soit en mesure de les tenir en respect
                _ Mais il n’y a personne.
                _ Si y a des militants, il y a qu’a reconstituer les organisations. De toute manière, ce n’est pas la peine de se mettre la tête sous le sac, si on ne le fait pas ... c’est ça la question !

                Oui là est la question :
                L’histoire pourrait avoir les mêmes causes ( l’économie, la soif économie, l’économie de l’ombre, les élites qui ne défendent par leur peuple et qui sont prêt a vendre leurs nations économiques idéologique et culturelle)...
                L’histoire de l’humanité pourrait être finir pire que le pire des cauchemars : un monde totalement sous contrôle, un monde de pensé unique , un monde ou on ne remet pas en cause le sacro-saint marché ( le marché étant juste une manière de voler , de faire payer, de faire travailler la majorité de la population sans même voir qu’elle paye, car le marché l’économie et ses raisons sont soit bien trop abstraites, soit beaucoup trop idéologiques)

                Bienvenue dans un monde globalement TOTALITAIRE.

                La nouvelle guerre ne sera pas contre un autre pays : la guerre sera contre tout ceux qui penseront différemment, contre tous ceux qui verront l’organisation du monde FONDAMENTALEMENT autrement.

                Apprêtez-vous à vous soumettre OU À FAIRE PARTIE DES ENNEMIES de l’ordre unique.
                On pourra toujours laisser des apparences de faux rebelle en politique qui n’auront jamais le pouvoir tout ceci donner l’illusion de pluralisme alors qu’il s’agit de penser unique,de politique unique, de société unique ( qui n’appartienne plus aux nations, aux peuples) voila la traitrise des élites, la HAUTE TRAHISON contre le peuple (et pas seulement des intêrets), voilà le CRIME CONTRE L’HUMANITE, PAR LA VOLONTER DE CONTROLER LES PEUPLES QU’ILS SONT sensés SERVIR POUR LE BIEN COMMUN, économique ET SOCIAL/HUMAINS !

                On pourra laver les cerveaux avec la télévision, et les journalistes ne s’en priveront pas, pourquoi ? parcequ’il n’ont pas la capacité critique, c’est toujours mieux de
                1. respecter la ligne idétoriale /éditoriale
                2. Aller dans le sens de tout le monde suivre la meute, il ya plus de chance pour que le papier ou le journal se vende et rapporte.
                3. Surtout ne pas critiquer trop profondément, des critiques sur la forme c’est tout aussi vendeur (psychologiquement, et puis ça donne une certaine crédibilité au journal d’information) et on ne remet pas en question l’idéologie, le fond de tout le problème.

                Qui n’est pas capable de critiquer n’est pas un journaliste, n’est pas un philosophe.
                Qui n’est pas capable de prendre du recul, d’analyser, n’est pas un journaliste, n’est pas une philosophe.

                Je dirais que c’est plus de la race des chiens des vautours ou des hyènes ( ou un mix).

                Dans ce spectre : pourquoi Sarkozy se met dans l’OTAN ?


              • frédéric lyon 10 avril 2009 19:10

                Allons les enfants, calmez-vous voyons.

                Et si vous alliez, comme tout le monde, faire la queue sur les autoroutes pour partir en vacances de Pâques ? Il parait qu’on a jamais vu autant d’embouteillages pour accéder aux stations de ski.

                Pourquoi continuez vous à vous faire du mal avec la « crise » ?

                La « crise » ? Quelle « crise » ?

                Allez, arrêtez de débloquer à pleins tubes, prenez votre antidépresseur et pensez à autre chose.

                Qu’est-ce qu’il vous a dit le psy ?

                Il vous a dit de cesser de vouloir tout réformer, la Terre, le Système Solaire, le « Capitalisme », la Galaxie et l’Univers, car sinon il sera obligé de vous faire enfermer.


                • Marc Viot idoine 10 avril 2009 20:25

                  Elevés dans l’obscurité la plus sombre
                  Ils reçurent leur première lumière
                  comme le sursaut d’agonie marqué
                  aux amants noirs découvrant l’amour.


                  • Kalki Kalki 10 avril 2009 23:13

                    Après avoir créé l’Univers
                    Les Dieux se demandèrent
                    Où dissimuler la Vérité.

                    Sur la plus Haute Montagne ?
                    Tout au Fond des Mers ?
                    Sur la surface cachée de la Lune ?

                    Finalement, ils se dirent :
                    Cachons-la dans le coeur de l’Homme
                    Il la cherchera partout
                    Sans se douter qu’elle se trouve
                    Au plus profond de Lui-même !



                  • Marc Viot idoine 10 avril 2009 20:37

                    L’économie monétaire n’échappera pas à la loi des systèmes : l’effondrement par l’introduction d’une contrepartie à tendance exponentielle.

                    La seule issue : les outils d’échange à contrepartie équilibrée (LETS).


                    • moebius 10 avril 2009 22:15

                      la seule issue 


                      • moebius 10 avril 2009 22:16

                         l’autre seule issue


                        • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 11 avril 2009 00:33

                          bonjour,
                          Marx avait tout prévu cela. La relation A-A prendrait le pas sur la relation A-M-A et mènerait le monde à la plus grande catastrophe de l’histoire. Il n’y a plus que Dieu qui veille et qui verra à intervenir au moment opportun.
                          Pierre Boisjoli


                          • nightflight nightflight 11 avril 2009 08:11

                            Il y a toujours quelque chose qui m’étonne dans les analyses que je lis, c’est qu’elles ne démontent jamais totalement les mécanismes.

                            La crise des subprimes, est simple, elle est liée à un système de crédits à taux variables, dont les taux on cru dérésonablement générant des défauts de paiement, puis l’arrivée une crise immobilière qui a fait s’évaporer les garanties hypothécaires.

                            Ce qui rendait les produits adossés aux subprimes aussi juteux, c’est justement cette hausse immodérée des taux d’intérêts.

                            Tout produit financier tire sa rentabilité du intérêts ou de la spéculation.

                            Le crédit, c’est bien, à condition qu’il ne représente pas une usure : Le domaine du crédit a besoin de normes strictes (Comme c’est le cas l’industrie), il faut asservir le montant des remboursements à la capacité des emprunteurs, et de plus, avec une marge de sécurité.

                            La spéculation, si l’on prend l’exemple des matières premières, c’est tout simplement une marge amont, prise sur les produits finis.

                            Que dire du fait que si cette spéculation s’arrêtait aujourd’hui, les prix à la vente baisseraient de 20 % (Estimation).

                            Ce qui est ridicule, dans ce système, c’est que ces 20 % (Estimation) de baisse pourraient venir s’ajouter à des marges de production trop faibles, on aurait alors simplifié le système, et éliminé l’instabilité financiere.


                            • Pyrathome pyralene 16 avril 2009 18:32

                              un monde de oufs....bien vu Dugué ! un monde en décomposition,et qui fonce dans un mur d’absurdité.....siège éjectable illico !!!

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