On créditera Dugué d’une chouette volonté de résister à Sarkozy.
Son angle d’attaque est plutôt arrondi, cependant. La chouette convoquée borne la réflexion et la corsète.
Article vite fait, semble-t-il, qui n’apporte pas grand-chose, en tous cas pas un soutien ferme et lucide aux anti-lepéniste honteux.
Pour preuves cette photographie floue de la chouette en plein symbole, reprise deux fois sous deux lumignons dissemblables.
Ah, ce fameux volatile, qu’un certain Hegel rendit célèbre en le transfigurant dans la Modernité pour signifier que la philosophie, la pensée ne prend son envol qu’au terme du crépuscule, lorsque l’Histoire est déjà accomplie et que la représentation ne peut plus éclairer le vouloir car ce qui est voulu a été réalisé pour l’essentiel.
L’allégorie de la chouette est souvent présentée comme la posture d’un Hegel qui, constatant en 1806 l’invasion des armées napoléoniennes, voit dans cet événement l’achèvement de la Révolution française et non pas un commencement d’une époque pensée et voulue par les cercles savants, éclairés, politiques
Si l’on suit Dugué, la chouette s’avère être la pensée après l’hiver nucléaire, ou la résignation.
C’est évidemment deux chouettes très différentes, à moins que je n’ai fini par abandonner le cheminement incertain d’un Dugué roulant sur ses propres mots comme baril dans la pente, sans savoir dans quel fossé il va finir par verser.