Bonjour,
Merci pour votre article.
Je regrette que vous passiez autant de temps à dire ce que pensent les autres alors que c’est ce que vous pensez vous qui aurait pu être intéressant.
D’ailleurs, je n’ai pas compris très clairement quelle est votre conviction à vous.
J’aime user de notions simples. Concernant la progressivité de l’impôt, je pense que rarissimes sont ceux qui, aujourd’hui, s’y opposent. Je ne sais pas quelle différence vous ferez entre un impôt moral et un impôt équitable, mais il apparait tout simplement évident que le taux de prélèvement doit être d’autant plus élevé que les revenus le sont.
La contribution de chacun aux dépenses publiques doit être proportionnée à ses ressources et il n’apparait pas inéquitable de solliciter davantage des foyers aisés.
Concernant les droits de succession, c’est un autre raisonnement. Je crains que sous des prétextes de justice sociale, les tenants d’une forte taxation ne cherchent tout simplement à se venger d’un patrimoine qu’ils n’ont pas. Et comme j’ai l’habitude de le dire, celui qui s’estime injustement doté par ses ascendants n’a qu’à donner tout ou partie de ce patrimoine injustement gagné à ses yeux à la Fondation de France ! Ainsi sera-t-il en phase avec ses idées généreuses sans pour autant les imposer à autrui.
Pour revenir à des propos sérieux, j’estime que le fruit de mon travail m’appartient. Je participe aux dépenses de la collectivités par le biais des impôts divers et variés : TVA, IR, ISF, taxes locales, sans compter les charges sociales salariales qui sont versées en mon nom par mon employeur, la CSG que je paie mais sur laquelle je paie malgré tout de l’IR, etc. Je trouve tout cela normal, sous réserve d’une certaine limite que vise à instaurer, justement, le bouclier fiscal. Le patrimoine que je lèguerai à mes enfants est donc un patrimoine net qui a déjà subi la contribution aux dépenses publiques. Taxer le transfert de mon bien à mes enfants revient à le taxer à nouveau. Cela pose quand même problème, non ?
Bien cordialement,
Icks PEY