Tiens une pistonnade qui a été recalée par un censuresque démagoravox équipier, pas un texte économique, juste un constat burlesque :
La propriété c’est le vol
Précisons, la propriété industrielle est l’exemple typique d’une spoliation institutionnalisée.
Avant l’argent il y avait le troc, l’artisan créait l’outil ou l’arme qui servait au chasseur ou à l’agriculteur, en échange il recevait de quoi se nourrir ou se vêtir. Aucun calcul ne venait parasiter ces échanges, seul importait le bien être de chacun nécessaire à la survie de la communauté.
Dès l’apparition du commerce, certains s’aperçurent qu’ils pouvaient acquérir plus de richesse en produisant plus et en vendant plus cher, l’industrie, modeste au départ, était née.
Bien sur un homme seul n’avait qu’une capacité limitée par le temps, mais la richesse obtenue lui permettait l’achat d’outils supplémentaires qu’il confiait à d’autres moyennant que ceux-ci lui restituent la production finie, à titre de dédommagement il leur reversait une part de la vente. Le capitalisme était né.
Tout semble rouler cool Raoul, mais à y regarder de plus près, une question doit venir vous tarauder l’esprit que je conçois embué en ces frais matins de printemps. Non vous ne voyez pas ? L’outil confié comme ça, le mec qui restitue la marchandise, ça ne vous gène pas ? Si le premier verse une part des bénéfices, pourquoi donc l’autre zigotto il n’achète pas avec cet argent un outil pour faire la même chose pour son propre compte ?
Voilà toute l’astuce du capitalisme, celui qui produit beaucoup à peu de frais, peut baisser les prix, l’autre qui produirait peu parce qu’arrivé plus tard ne pourrait s’aligner et ne vendrait donc pas, jolie ruse qui confine l’ouvrier dans son rôle d’enflé à vie.
Cependant, il se trouve que, moralement, on perçoit bien une arnaque, est-ce qu’un ventripotent qui a payé une pince trois francs six sous peut la louer une vie entière à un pauvre type qui va s’escagasser la santé pour un montant qui ferait pâlir de jalousie le Cullinan en personne. En fait le grosso il ne monétise plus l’outil du larbin, mais le larbin lui même.
Vous ne comprenez pas et vous esclaffez devant votre bécane nappée de kawa séché et de miettes verdissantes ? Combien votre entreprise a dépensé pour cette vieille computeuse qui plante à tire l’ haricot, et combien négocie-t-elle votre temps partiellisé de sieste érectile ? Vos yeux ébahis, baignés de larmes doivent bien admettre que l’outil coûte peanuts au sus-dénommé aigrefin.
Et c’est là que la question qui tue tombe, telle un nuage de lait dans le thé tanisé de Diana la mante pilastre, pourquoi donc un énorme qui délocalise tient tant à emporter armes et bagages lorsqu’il se fait la malle dans des contrées sauvages et nonobstant éloignées ? Son larfeuille est suffisamment obèse qu’il n’ai besoin de s’emboucaner de quelques babioles moult fois rentabilisées.
N’est ce point là un vol, un cambriolage, une carambouille que le fieffé renard vient de commettre ? N’avez vous pas acquis un certain droit sur ce vieux claviécran que vous avez bichonné années durant de vos baveuses raleries, juteuses beuveries et chiffonesques engueulades ? Et que va-t-il en faire alors que vous seul connaissez les mots d’amour et les caresses qui le font se pâmer d’aise à l’ouverture de tata ouine-dose ?
Manifestement que le grosdubide se tire ailleurs ne suffit pas, il veut ruiner tout espoir de concurrence qui titillerait le génie alcoolisé de certains des sous-fifres qu’il laisse en plan à rêvasser aux avantages du codevidé par bobonne pour son dernier grille frites. Pour quelle raison obscure les trois francs et broutilles qu’il a investi au départ peuvent lui donner le droit de partir avec la caisse, laissant planté là les zigs qui ont fait sa fortune alors qu’il n’en branlait pas une rame ? Que la tripe se casse avec l’oseille passe, mais qu’il s’accapare les bijoux de famille semble de l’extorsion de biens indivisibles, iriez vous barboter les ciseaux d’Edward ou le pis de la vache ?
Non définitivement, les outils de productions appartiennent, au même titre que leurs mains, à ceux qui les utilisent et les rentabilisent, les financiers, patron, et autres actionnaires (sur qui je reviendrai un jour) doivent moralement admettre que les bénéfices sont amplement suffisants à leurs opulentes richesses. Notre Sarkoziticien doit montrer ses engagements dans la valeur « travail » en interdisant cette escroquerie liée à toute délocalisation, et permettre aux ouvriers spoliés de redémarrer les industries qui sont quatre vingt dix fois sur cent rentables sur le territoire national. Il en va de la crédibilité d’une politique offensive de lutte pragmatique contre le chômage et contre la déstructuration du paysage industriel du pays.
11/06 09:59 - JL
@ JPL, je suis d’accors avec ICKS PEY quand il justifie la progressivité de l’IR, (...)
10/06 05:51 - JPL
@ L’ami du laissez-faire Vous écrivez : « Franchement piketty affiche une fois de plus (...)
10/06 05:35 - JPL
@ Icks PEY qui prétend qu’imposer les successions c’est conduire vers « une (...)
09/06 17:41 - Emile Red
09/06 15:14 - Icks PEY
@ Leon et @ Marsu Merci pour vos échanges. Bien cordialement, Icks PEY
08/06 19:09 - Marsupilami
Icks Pey Je prends acte de tes arguments. Je les comprends et je sais que je ne pourrai guère (...)
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