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Commentaire de Icks PEY

sur L'impôt est-il immoral ?


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Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 18:31

@ Leon

Merci pour votre réponse.

En passant, je m’excuse pour la banalité de mes propos. En même temps, si j’étais un garçon génial, j’écrirai des livres plutôt que des commentaires sur AgoraVox.

Pour vous répondre brièvement, cette fois :

1. Oui, il faut de l’impôt, je ne suis pas contre des droits de succession, mais je dis que la réforme fiscale proposée m’apparait pas inéquitable même si je suis conscient qu’elle arrange certains plus que d’autres.

Je note en passant que vous raisonnez de la façon suivante : l’impôt existe, il faut bien trouver où le prélever. Autrement dit vous semblez penser que le prélèvement est juste dès que que la dépense publique qu’il finance l’est. Je ne rejoins pas cela. Pour moi non seulement la dépense publique doit être bonne, mais encore, le mode de prélèvement doit l’être aussi. Autrement dit, la fin ne justifie pas les moyens.

2. De mon point de vue, sur la notion d’égalité des droits, vous faites une confusion entre l’égalité des droits et l’égalité des situations. C’est vieux comme Hérode, vous allez me dire, mais que voulez-vous, cela nous oppose, semble-t-il. Vous critiquez la notion d’héritage car vous dites que cela créée des inégalités. Certes. Mais des inégalités de situations. De la même façon qu’on peut naître petit, con et moche ou inversement. J’ai la chance d’avoir un job bien payé et j’ai la prétention de croire que mes cellules grises que le hasard de la génétique m’a donné n’y est pas pour rien. Doit-on pour autant donner le même salaire que le mien à un garçon né le même jour que moi, mais avec moins de capacités ? Je dis cela sans prétention, mais je connais également des gens de mon âge qui sont bien plus talentueux que moi (et qui gagnent bcp bcp bcp plus que moi) : puis-je revendiquer leur salaire sous prétexte d’égalité ?

3. Enfin, sur mon génome, je n’arrive pas à croire ce que vous écrivez. Pourquoi une mère s’attache-t-elle davantage à son enfant qu’à celui de sa voisine de chambre d’hopital ? Vous posez des questions qui sont étonnantes. Pourquoi le fait de perdre ma propre mère devrait me faire plus pleurer que la mère de mon voisin ? Il n’y a pas d’immodestie ni de désir d’immortalité dans le fait de souhaiter privilégier ses enfants. Je ne sais pas quoi répondre tellement cela me semble naturel : vous remettez en cause toute la dimension affective qui peut unir des personnes proches sous prétexte que nous serions tous égaux. Vous focalisez sur le génome, mais j’aurai pu tenir le même discours à l’égard d’enfants adoptés. La nature humaine est ainsi faite qu’on se sent proche des gens qu’on aime et que cela induit la volonté de les dinstinguer par rapport aux autres. Que dire d’autre ?

Bien cordialement

Icks PEY


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