@ JPL, je suis d’accors avec ICKS PEY quand il justifie la progressivité de l’IR, mais pas quand il récuse la taxation des successions.
Remarquons que l’impôt n’est pas attaché à la fortune elle même, mais à l’opération de transfert. Autrement dit un héritage c’est une rentrée d’argent, comme un gain au Loto, en notant que les gains au Loto, comme tous les gains, sont imposés (avant distribution).
Sur le fond, la question est fondamentale et relève d’un ’choix de société’. En effet, quel intérêt y a-t-il à acquérir une grosse fortune, si ce n’est d’en profiter ? Et quelle meilleure façon d’en profiter, si ce n’est en la transmettant à ses héritiers ? Sans héritiers, un patrimoine n’a guère de sens.
L’impôt sur les successions est un obstacle à l’accumulation et la pérennisation des grosses fortunes par le fait qu’il constitue par contrecoup un frein à la recherche éhontée de profits ou gains exorbitants et immoraux : dividendes, salaires des dirigeants, parachutes dorés, corruption, etc., bref, tout ce que l’on reproche le plus à l’économie libérale aujourd’hui.
Rappelons que l’impôt sur les successions a été instauré par la révolution pour éviter un retour à l’ancien régime (de privilèges par l’argent).