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Commentaire de ExSam

sur Daniel Carton, l'homme qui dérange l'establishment des médias classiques ?


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ExSam 22 juin 2007 20:51

Jay

Non lucratif ne veut pas dire gratuit. Ca signifie que les entreprises de presse ne feraient pas des bénéfices à livrer aux actionnaires. Ceux-ci verraient la rémunération de l’argent investi fixe et non pas proportionnelles aux bénéfices.

Les actionnaires cherchant le profit dans l’information seraient donc découragés, mais les personnes croyant à un projet de presse collectif y trouveraient un bénéfice moral ainsi qu’une rémunération de leur argent, ce qui n’en ferait donc pas du tout un don.

Les sociétés seraient possédées, pour plus grande part, par les journalistes oeuvrant dans des entreprises constituées en Société à lucrativité limitée. L’Etat devraient donc instituer sous forme de loi ce nouveau type de société, s’il est soucieux de la liberté de la presse...

Les journalistes de ces Sociétes deviendraient possesseur d’une fraction de leur Société sous forme de part, qu’ils achèteraient chacun, mais dont la possession resterait collective. Cet achat pouvant être étalé et prélevé sur les salaires selon des modalités respectant les possibilités de l’acquéreur. Des salaires leur seraient versés naturellement, avec les bénéfices des ventes du journal, du mag, etc. Les bénéfices supplémentaires seraient réinvestis dans le fonctionnement de l’entreprise et dans les salaires et achats de matériel et autres. Possibilité, donnée par la loi, d’abonder les journaux en difficulté, par un pourcentage des recettes de la pub.

Pub qui n’aurait plus droit de cité dans la Presse papier et audio-visuelle des établissements constitués en Sociétés, mais ne manquant pas d’autres espaces, endroits divers pour se montrer. Rassurons-nous...

Plus amples infos dans « La presse, le pouvoir et l’argent » de Jean Schwoebel.

Mais nul doute que depuis lors d’autres projets s’inspirant de cette étude fondamentale ont dû voir le jour. A vous de piocher.

Il existe des solutions. A noter que les entreprises de presse les plus dépendantes de la publicité sont celles qui ont voulu s’investir dans la Bourse.

Nul doute qu’un organe de presse doit compter pour durer sur la fidélité de ses lecteurs, de ses auditeurs, de ses télespectateurs. Pour celà, une recette : la qualité.

Un exemple imparable qui a traversé les décennies, sans pub : le Canard, mais il n’est pas le seul...Ce qui prouve bien que la presse n’est pas condamnée à servir l’Etat ou le Marché, mais qu’on fait tout pour l’y emmener. smiley


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