A Z :
« je ne peux m’empêcher d’être sceptique sur la neutralité prétendue de l’espéranto »
Sûr qu’une langue parfaitement neutre du point de vue linguistique n’existe pas. Je doute même que ce soit possible... Ou peut-être si, mais une telle langue serai horriblement complexe.
« sur quel critère choisir l’espéranto plutôt que le volapük, le toki pona, le loglan, ou d’autres langues encore à construire ? »
Déjà, le choix peut se faire uniquement parmi les choses existantes. On élimine donc les langues à construire. Si quelqu’un fait un jour mieux, alors cette ou ces langues pourront être prise(s) en considération. Le volapük est trop difficile à apprendre ; d’ailleurs, les volâpükistes actuels sont tous des espérantistes aimant apprendre des langues
Le toki pona est une langue à vocabulaire très réduit, donc pas pratique (son auteure est également espérantiste). Le loglan et les autres lo..an n’ont jamais réussi à dépassr l’état d’un projet. D’ailleurs, essayer de les apprendre, vous verrez
Par ailleurs, l’espéranto est la seule langue construite qui a réussi à devenir vivante, et uniquement grâce à ses qualités linguistiques.
« Au final, on pourrait dire que l’espéranto est aux langues construites ce que l’anglais est aux autres langues »
Non. Tout d’abord, les langues construites sont étudiées en fonction d’un choix libre des locuteurs ayant d’autres langues maternelles. Ensuite, l’espéranto n’a jamais été imposé, et encore moins de la façon sont a été imposé l’anglais. Ensuite, un natif anglophone a un grand avantage par rapport aux locuteurs des autres langues, ce qui ne s’applique pas aux langues construites.
« l’espéranto est tout aussi difficile à apprendre que n’importe quelle autre langue pour les locuteurs asiatiques par exemple »
Si les Aisatiques doivent faire un peu plus d’efforts pour apprendre les racines, grammaticalement l’espéranto ne leur est pas difficile. Et sa régularité facilite grandement la tache. Il y a plus d’universités en Chine qui enseignent l’espéranto qu’en France ; certaines faqs chinois dispensent même des cours EN espéranto, ce qui n’existe pas en France.
« Au sein même de l’Europe, certains locuteurs seraient défavorisés (Finnois, Hongrois, Maltais,...) dans l’apprentissage de cette langue, ce qui est injuste. »
L’espéranto est présent dans le système éducatif hongrois. Il est même la troisième langue choisie par les élèves, avant le français...
Ceci dit, la solution « anglais pour tous » est 0% neutre et défavorise tous, sauf les natifs anglophones. Conclusion ? 