Réfléchissons un peu et laissons de côté nos petites oeillères si familières :
Le monde extraordinaire qui existe autour de nous (ou plutôt qui existait parce que pour la plupart d’entre nous le monde naturel, ce n’est plus qu’un documentaire sur la forêt équatoriale gabonnaise à la télé) peut-il être le résultat d’une loi de l’efficacité et du rendement stricts comme le croient les partisans du darwinisme ?
Pas du tout. La nature regorge d’espèces dont les attributs, les caractéristiques n’obéissent absolument pas à des critères aussi rigides que l’utilité « économique » (ce qui permet la survie matérielle et rien de plus).
Les plumes extravagantes du paon, les couleurs inouïes des poissons de la Grande Barrière, toute cette variété est de toute évidence quelque chose qui répond à une autre logique : celle de l’Artiste qui s’amuse, j’ai le regret de le dire aux réductionnistes et matérialistes que sont les scientifiques d’aujourd’hui. La nature est un grand Poète.
Si la nature était comme les petits industriels bourgeois dont Darwin semble avoir absorbé la pensée pour l’expliquer, on aurait un monde vivant aussi morne, pauvre et uniforme que les villes modernes, qui sont précisément le reflet de l’Efficacité.
C’est tellement évident.
Enfin, vous êtes prêt à penser n’importe quoi plutôt que d’accepter qu’un être intelligent pourrait avoir fait tout cela ou que l’univers lui-même soit un être intelligent : cela vous agace, cela vous inquiète, cela vous coupe l’herbe sous le pied, cela vous ligote les mains quand vous voulez traiter la nature, les animaux, les hommes même, comme de simples objets à exploiter, décortiquer et finalement jeter au rebut.
L’Intelligence, le Logos comme raison ultime de tout, du Tout, cela vous embête moralement. Par conséquent, vous le rejetez pour les plus sottes superstitions comme cette idée que toute la complexité de l’univers est le fruit d’accidents fortuits.