@Eve
Bonjour.
Je reprends votre post pour que vous sachiez auquel je réponds :
Concernant les hypocondriaques que l’on peut supposer nombreux si on en croit les statistiques de consommation : s’ils ne sont pas convenablement pris en charge par un psy, leur consommation ne changera pas. Pourquoi les vrais malades devraient-ils entretenir leur addiction ? Quel est le suivi de l’administration sur la consommation individuelle ? Quel contrôle sérieux existe-t-il sur les prescripteurs ?
Je crois que le problème est plus vaste que le simple fait du consommateur(patient). Tout d’abord la médecine occidentale est au service de la maladie et non de la santé, son action n’est pas préventive, mais curative, c’est une première erreur à mon sens. D’autre part, nous avons en France une culture du Médecin très différente vis à vis des autres pays. Ceux-ci sont vu comme des demi-dieux dont le discours n’est pas ou peu remis en cause. Cet état de fait les conduit à gérer la médecine aveuglement face à un patient qui lui attend des « miracles ». Mais que voulez-vous les médecins ont aussi cette tendance à vouloir se faire passer pour des personnes capables de réaliser des miracles. Il est donc normal que les patients les attendent. Ensuite le fonctionnement des laboratoires pharmaceutiques est plus que jamais condamnables qui poussent toujours à la consommation. Combien sommes-nous à jeter des tonnes de médicaments périmés enfermés dans nos placards ?
C’est toute une éducation qu’il faut repenser et je considère que toutes les mesures qui seront employées franchise ou pas, etc etc ne fonctionneront pas tant que le système n’aura pas été repensé tant du côté des patients que des médecins et laboratoires.
Il n’existe malheureusement pas assez voir pas du tout de contrôle des prescripteurs, sinon il y a longtemps que cesserait le scandale des pots de vin que reçoivent les médecins pour prescrire tel ou tel médicament.
Ce qui fait des médecins en France des petits voyous à la solde des laboratoires.
Cordialement
Romain