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Commentaire de Boileau419

sur Le monde du sport


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Boileau419 Boileau419 8 août 2007 10:53

Le sportif, l’homme d’affaires et le scientifique : le trio représentatif de la civilisation moderne. Tous s’occupent du corps, des sens, de la matière.

En Chine et en Inde, il n’existe pas vraiment de sports mais des arts martiaux et des arts de prolonger la vie ou d’acquérir des pouvois dits « paranormaux » : koungfou de Chaolin, tchigong, yoga, etc.

En Chine, on dit que « la médecine et le Tao (càd la religion dans le sens asiatique du terme, donc sans divinité anthropomorphe) ont une source commune ». C’est que tant la médecine que les arts de fortifier et de guérir que sont le tchigong et les arts martiaux se fondent sur l’invisible : le « tchi », qui est aussi sans doute le prana des Hindous.

L’Occident ignore tout de cette énergie subtile, bien qu’on y trouve aussi des magnétiseurs et qu’il y eut le fameux et fort décrié Messmer au XVIIIe siècle. Dans les cercles de l’ascétisme oriental chrétien, on connaît certes le « pneuma », mais parce qu’il est—à tort—identifié avec l’auguste et éthéré Esprit-Saint de la Trinité, on n’a jamais songé a en faire un usage thérapeutique ou guerrier. Trop terre-à-terre, sans doute.

Du coup, chez nous, on ne connaît que le corps, que l’on va se mettre à disséquer sans vergogne, bravant les interdits de l’Eglise, héritière du culte du Vivant cher au judaïsme, à partir de la Renaissance. D’où la médecine moderne, qui est essemtiellement fondée sur la connaissance de l’homme MORT, du CADAVRE. Belles origines, c’est le moins qu’on puisse dire.

A côté donc du corps malade que l’on bourre de médicaments chimiques, il y a le corps, simple paquet de muscles, que l’on fortifie et souvent maltraite dans le sport. Sport qui a en plus totalement perdu le caractère sacré qu’il avait chez les Grecs, où la nudité servait précisément à rappeler l’élément divin et innocent de l’être humain.

Aujourd’hui les sportifs s’exhibent couverts des pieds à la tête des emblèmes profanes des marques commerciales.

Déchéance ?


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