Madwil,
merci pour tes réponses. Je sais que rien n’est simple.
« Les Israéliens ont toujours demandé l’arrêt des attaques pour pouvoir négocier. »
Si je peux comprendre d’un point de vue moral ce principe, il me semble que d’un point de vue, disons pratique, il met toute solution négociée à la merci des franges extrémistes palestiniennes (notamment le Hamas) qui ne semblent pas prêtes à une co-existence pacifique entre un état arabe et un état juif.
Ce que l’on peut observer dans tous les conflits de ce genre qui se sont déroulés au XXème siècle (et dont certains continuent toujours), c’est que plus la solution négociée a été retardée, ou en tout cas plus le conflit a duré, plus les groupes qui ont participé à ces luttes ont été difficiles à circonscrire. Des individus ou des groupes ayant vécu de longues années de guerre s’enferment dans une logique qui pour certains d’entre eux exclue d’entrevoir la moindre amélioration.
Prenons ici l’exemple d’ETA. L’oppression dont ont été victimes les Basques sous Franco, a assuré une légitimité à ce groupe. A la fin du régime franquiste, et après l’obtention d’une autonomie très large et une possibilité d’un progrès par la négociation, il s’est trouvé des individus soutenant la nécessité de continuer la lutte armée. On peut les appeler des malades ou des aveugles, mais le fait est qu’il reste dans une logique (qui transpire dans leur prose) d’une oppression telle qu’elle ne leur laisse pas le choix. Mais la majorité de la population ne les suit plus.
Il me semble que dans des situations si intenses de crise, il est difficile, voire impossible, d’avancer sans prendre de risques.
Ce sont juste des réflexions de quelqu’un d’extérieur, et comme je te l’ai déjà dit à la suite de ton article, je verrais peut-être les choses différemment si j’étais Israëlien.