Bar Kohba,
Votre dernier post est constructif en cela qu’il pointe clairement les divers obstacles au dialogue direct entre les deux composantes essentielles en conflit.
Vous avez bien compris que la solution que l’article mentionne sera le fruit d’un processus historique de dialogue direct entre les parties. Il ne s’agit pas d’une feuille de route faite ailleurs ou d’obligations venues d’une tierce puissance. Il s’agit de s’appuyer sur le voeu commun des populations exsangues qui veulent que le conflit cesse.
Vos souhaits de paix vous honorent, et c’est avec cet esprit positif que le dialogue fructueux pourra et devra avancer.
Car, vous vous en doutez bien, les Palestiniens sont des gens comme vous, qui aspirent comme vous en une paix durable car juste.
Il est vrai que la voix du dialogue direct est difficile. Mais, comme vous le savez aussi, il n’existe pas d’autre voie possible.
Il appartiendra exclusivement aux populations juive et arabe de Palestine de determiner leur futur commun par la paix au travers de ce dialogue direct.
Les voix qui se font entendre, de Madrid ou de Montreal, sont des gages d’avenir.
Et servir son pays ne signifie-t-il pas vouloir son bien futur, la paix pour lui ?
Que nombre de vos compatriotes soient inquiets ou mefiants, comme vous, je le comprends. Mais, sans dialogue direct entre les parties en conflit, quelle autre issue resterait-il alors ?
Poser ainsi la question permet de donner la reponse.
Votre mefiance est legitime, mais ici, le fond de la question est l’avenir de 12 millions de personnes, et cela demande, exige du courage, de l’intelligence et de la confiance dans un vrai processus de paix directe par le dialogue tout aussi direct.
La base de cette confiance n’est pas une utopie, mais la conscience claire que les deux peuples aspirent tous deux en la paix.
C’est cela la base fondamentale du dialogue qui doit s’instaurer.
Bien cordialement