Trouver un responsable, c’est tellement plus facile.
Le système coule, il faut donc un responsable pour assumer les jets de parpaings...
Mais au fait, sait-on pourquoi il coule ? Sait-on les mécanismes de la Sécu ? Nous a t’on montré sur un Power Point de base les répartitions des recettes et dépenses, toutes les recettes et toutes les dépenses ?
As-t’on regardé de près le fait que la Sécu finance d’un côté aveuglément des praticiens par voie de prise en charge quasi intégrale d’assurances et de l’autre côté des bénéficiaires d’une CMU sans limite ni plafond ?
Il faut donc flinguer ces salauds de malades, les faire cracher au bassinet mais surtout ne pas dérembourser les thalassos et autres « soins curatifs », ne pas calmer les ardeurs des médecins, ne pas toucher aux lobbies pharmaceutiques, ne pas, ne pas, ne pas...
Si la Sécu coule, et si on la fait délibérémment plonger, c’est aussi pour « démontrer » que le système par répartition ne fonctionne pas et qu’il faut bien évidemment se jeter dans les bras des mutuelles (qui pratiquent exactement la même chose mais avec des tarifs plus élevés et des limites).
Pourquoi les mutuelles réussissent là où la Sécu coule ?
Une des clés de réponse est sans doute la « régulation » de certains excès...
Pourquoi, étonnamment, tous les secteurs « para-médicaux » sortent t’ils d’énorment bénéfices alors que la sécu coule ?
Prenons par exemple les lunettes, passées des 100€ la paire en 1999 à environ 350€ aujourd’hui.
Les technonologies ont évolué... certes, mais le prix made in chine lui n’a que peu bougé... au profit des Affleloux and co.
La même logique prévaut pour environ tous les médicaments et autres prothèses : tout le monde veut se servir dans la caisse au remboursement aveugle qui ne sait pas dire « stop » quand les coûts dérapent.
Du chirurgien esthétique en passant par le dentiste et le dermato, il est certain que si la Sécu finance tous les « conforts » elle n’aura plus grand chose pour les malades...
Alors oui, trouvons donc un responsable : quand on l’aura trouvé et chargé, on en sera toujours au même point (voir pire) et on aura sacrifié l’un des meilleurs voire le meilleur système de santé du monde.
C’est tellement plus facile de dire que chacun paye pour sa pomme quand on n’est pas malade. Par contre, quand on a un Cancer ou Elzheimmer, il faut un grand plan financier de recherche...
On veut tout sans rien payer. On veut surtout pas gérer et organiser la santé, réguler les excès, assurer l’intérêt général rationnel.
Alors oui, trouvons donc un responsable... cela fait 40 ans que les politiciens s’attèlent à démanteler l’outil Sécu...