Laïcité ou pas, les écoles privées de l’enseignement catholique (il existe également des écoles privées laïques ou qui relèvent d’autres confessions) rendent une mission de service public. Il est donc normal qu’elles soient financées, au titre de n’importe quelle association qui rend un tel service, par l’Etat et les collectivités.
Ces écoles répondent à un besoin de certains parents qui pour des raisons diverses - et la plupart du temps non confessionnelles - choisissent de mettre leurs enfants dans de pareils établissements.
Ces écoles accueillent également des enfants rejetés par les établissements publics, souvent avec succès.
Ces écoles accueillent des élèves de toutes confessions, et le catéchisme est optionnel. Des retraites dans des monastères sont proposés, mais sans caractère obligatoire. La majorité des enseignants ne parlent pas de religion et ne font pas de prosélytisme.
Les enseignants sont certifiés (Cafep) ou agrégés , mais la plupart sont vacataires (ils n’ont pas passé de concours). Les vacataires s’inscrivent dans un IPEC, et suivent une formation. Ils ne sont pas recrutés pour des motifs religieux. Je rappelle que dans le Public, les vacataires ne reçoivent aucune formation.
S’il y a peu de différences entre un prof du privé ou du public (à expérience égale), la direction et l’administration des établissements privés de l’enseignement catholique sont nettement plus performants.
Dans les écoles privées catholiques, on prend plus en compte la dimension humaine de l’élève. Par exemple, ces écoles ont une liste de prestataires externes pour chaque problème. Ces prestataires sont compétents puisque les profs et directeurs attendent un retour des parents.
Les profs absents sont remplacés beaucoup plus tôt, le plus souvent le jour même ! La règle des 3 jours ou 15 jours d’absence n’a pas cours.
On peut en revanche déplorer que certains collèges ou lycées traditionnalistes - ils ne sont pas nombreux - refusent de parler de contraception (etc.) lors des programmes de SVT.
Conclusion : les établissements de l’enseignement privé catholique rendent une mission de service public apprécié et offrent une alternative aux établissements publics. Dans certaines villes - surtout en Bretagne -, il n’y a, pour des raisons historiques, que des établissements privés catholiques. Les parents, je le rappelle, sont aussi des contribuables.
Pourquoi rallumer une guerre des religions ?
PS : article intéressant la Taverne.