Manuel,
Tout d’abord merci de ton effort pour garder la discussion courtoise et rationnelle.
1/Sur les sources trop anciennes, voici par exemple des extraits de trois articles récents :
Revue des sciences 11/07
La Recherche no 413, L’Internet du futur
- Echec d’un vaccin contre le Sida, p20
L’essai du vaccin V520 du laboratoire Merck a été arrêté car il s’est révélé n’avoir aucune efficacité, ne procurant aucune protection, voire pire...
Why I Quit HIV by Rebecca V. Culshaw
And the leading cause of death in HIV-positives in the last few years has been liver failure, not an AIDS-defining disease in any way, but rather an acknowledged side effect of protease inhibitors, which asymptomatic individuals take in massive daily doses, for years.
Article sur la co-infection VIH et hépatite B et C
Variables associées à la survie Risque relatif de décès
Mode de contamination
Homosexuels ou bisexuels 1
Hétérosexuels 0,99
Usagers de drogues injectables 1,67
Traitement antirétroviral pré-sida
Non 1
Oui 1,64
Discussion
L’usage de drogues injectables était un facteur de mauvais
pronostic [6]. La surmortalité des usagers de drogues séropositifs
pour le VIH est probablement liée à la fréquente coinfection
par les virus des hépatites B et surtout C, à l’hépatotoxicité des
traitements ARV, aux suicides et overdoses et à la difficulté de
prise en charge de ces sujets souvent en situation de précarité.
Le traitement ARV pré-sida était un facteur de mauvais pronostic
car les patients ayant développé un sida sous traitement
ARV étaient en échec thérapeutique au moment du diagnostic
de sida.
Fin de citation. On voit dans ce dernier article que le fait de prendre des antirétroviraux avant la déclaration de la maladie réduit autant les chances de survie que le fait d’être un usager de drogues.
2/Ensuite, sur les personnes qui témoignent mais dont les propos sont copyrightés, en effet c’est révoltant. Par exemple je me suis fait retirer « HIV = Fact or Fraud » de google video, l’auteur veut manifestement se faire du fric. De la à dire qu’il est de mauvaise foi, il n’y a qu’un pas. La question reste de savoir si les chercheurs interrogés sont eux, de bonne foi. J’admet que ce n’est pas une question facile. Bien sûr il y a le nombre. L’article de Wikipedia de Tall lui-même parle de 2400 dissidents. Après il faut voir chaque cas un par un.
J’ai fait un tel boulot récemment sur un autre sujet, celui du réchauffement. Le visionnage de La grande arnaque du réchauffement climatique m’avait presque persuadé que le réchauffement était faux. C’est en creusant abondemment que j’ai pu refaire le chemin inverse. Quand une source est de mauvaise foi, on fini par démasquer ses mensonges et l’effet est alors décuplé en faveur des thèses qu’elle essayait de nier. Bref, je sors de cet aventure conforté dans mon impression première, à savoir que le réchauffement est réel. En l’occurence sur ce cas je tombe d’accord avec le consensus officiel. NB ce n’aurait pas été le cas il y a deux ans !
Concernant le SIDA, il se trouve que tout ce que j’ai rassemblé jusqu’à maintenant me fait pencher vers une conviction qui n’est pas le consensus officiel.
3/Sur le fait d’aller voir les associations de lutte contre le SIDA : je connais des gens qui sont à Act-Up. Pour le moment je n’ai eu que résistance ostile : même pas envie d’aller voir les documents. Je trouve ça dommage. Je leur ai posté le documentaire exhumé par David, j’espère qu’ils le verront. Comme il sont plus au fait de certaine questions que moi, et si le documentaire contient des mensonges flagrants, ils ne manqueront pas de me le dire, et évidemment ça ne pourra que jouer en dévaveur de la dissidence dans mon esprit. Mais pour l’instant, j’attends.
4/Sur l’accent mis sur les incertitudes : rien de spécial à dire.
5/Sur les motivations idéologiques ou religieuses, David a dit qu’il n’en avait pas, je n’en ai pas non plus. C’est une recherche de la vérité. Si je comprends bien ta phrase « vous pourriez appliquer ce talent utile à remonter les fils d’infos qui vous ont tant parlé. Ce que vous trouverez au bout ne vous plaira peut être pas », tu veux dire que, naïfs que nous sommes, nous pourrions nous rendre compte que les dissidents sont de mauvaise foi, ont une intention de nuire, forment une secte ? De la même manière que, concernant le réchauffement, en remontant les « deniers » on tombe sur les fabricants de pétrole ?
Hé bien, après tout, il est possible que la thèse dissidente ai été reprise à leur compte par de méchants herboristes, ennemis jurés de la science contemporaine, ou même par des chrétiens intégristes pour qui mettre une capote est un péché mortel. Mais franchement Manuel, quand tu vois Duesberg et Mullis et le groupe de Perth, est-ce l’impression qu’ils te font ? Moi non.
Là où je confesse peut-être un très léger manque d’objectivité, c’est quand je me retrouve dans cette phrase de Rebecca Culshaw : « My entire adolescence and adult life - as well as the lives of many of my peers - has been overshadowed by the belief in a deadly, sexually transmittable pathogen and the attendant fear of intimacy and lack of trust that belief engenders. »
Comme pour elle, ma jeunesse a été définie par la peur de l’intimité et la défiance, gachée, et si c’est à cause d’un mythe, j’aime autant le savoir.
Pour le reste, c’est juste de la curiosité journalistique, et je ne demande qu’à être convaincu de mon erreur.
Pour info, je rassemble mes idées, avec d’autres, dans ce document : Remise_en_cause_du_lien_entre_VIH_et_SIDA